Calendar », tome VI, n" 1460. 24 novembre
Crumwell pour diriger l'affaire, cet aveu ne serait pas difficile à obtenir. De fait, il existe le brouillon d'une lettre, corrigé de la main même de Crumwell, où la marquise d'Exeter demande pardon à Henri VÏIl d'avoir cru « en cette très indigne et menteuse femme appelée la sainte fille du Kent » (1). La conduite qu'il tint en cette occasion, Crumwell devait avoir de meilleurs motifs encore pour la tenir envers la religieuse elle-même. Selon l'acte « d'attainder », il est vrai, la pauvre femme est dite avoir confessé sa duplicité et sa fourberie en présence de « diverses personnes du conseil du roi ». Mais de pareils témoignages sont à juste titre suspects, d'autant plus que, d'après la rumeur publique, la confession attribuée à la religieuse était un faux calomnieux (2), et que l'on prit des mesures d'extrême rigueur pour empêcher la divulgation de ces bruits importuns : un certain prédicateur, en particulier, pour les avoir rapportés, se vit jeter en prison. Dans la supplique qu'il rédigea pour être élargi, il déclarait qu'on le traitait encore }lus mal que d'autres prisonniers, car on l'avait enfermé dans une cellule terriblement étroite et infecte, et il lui était rigoureusement défendu de communiquer avec ses amis et même avec ses camarades le prison. Ce John Rudd,qui, s'ilfautl'en croire, avait lié un savant professeur de littérature classique, issure à lévèque de Chester, dont il implore les bons )f(ices pour obtenir sa délivrance, que la seule faute Ion! on l'accuse est d'avoir parlé des aveux attribués