‹ Henri VIII et les monastères anglaisChapitre 84 sur 288 · History of the Church of England », I, p · texte numérisé non relu

History of the Church of England », I, p

ue que le chroniqueur Hall met dans la bouche de la eligieuse à Tyburn, mais que, sauf témoignage pour a corroborer, l'on ne saurait accepter sans réserve, ien ne démontre qu'aucun des religieux ou des prêres ait jamais fait plus que d'ajouter foi à une sainteté e révélant par des indices à leurs yeux incontestables. Uout prendre, si la confession de «Saint-PauFs Cross », st digne du moindre crédit, elle est une preuve qu'à e moment, loin d'accuser les autres, Elisabeth Barton éclarait que seule elle était « la source de tous ces roubles ». On peut détruire par le même argument outes les allusions à un prétendu aveu de son crime mi se trouverait dans les papiers d'État de cette poque.

Il serait inutile, même si cela était possible, d'exaniner de près les révélations ou prophéties d'Elisabeth Carton, à l'exception de celles qui se rapportent à la rahison pour laquelle elle et ses compagnons furent londamnés ; quant aux autres, un grand nombre des ables suscitées par ses visions furent exagérées grosièrement, mais peut-être sans intention. Souvent mssi, ces contes ne reposaient sur aucun fondement, elle fut l'opinion de sir Thomas More. Dans une ettre où il parlait à Crumwell des rapports qu'il avait îus avec la religieuse, il avouait qu'il regardait comme mprobables plusieurs des fables qui couraient à ce ujet.llcite, par exemple, l'anecdote d'après laquelle a sainte hostie avait été apportée à la religieuse de la rille de Calais, au moment où le roi y entendait la nesse. Il dit à ce propos ne pas se « souvenir s'il ippril cette histoire à l'époque ou depuis l'emprisonnement de la religieuse. Mais il la pensait trop merveilleuse pour être vraie, et probablement elle avait

raconte l'un de ses songes à une personne qui l'avait rapporté comme révélation. » Il ne croit guère aux nombreux contes que l'on fait sur ses visions ; mais, comme il ne les a jamais recueillis de la bouche même de la religieuse, une grande partie de ces histoires peuvent avoir été forgées, « et elle peut être une vertueuse femme malgré cela, de même que divers mensonges sont parfois écrits à propos de gens qui sont des saints au ciel, en dépit de tous les miracles accomplis par eux (1). »

Quelle était la teneur de la révélation qui concernait le roi et que le parlement déclara plus tard crime de trahison ? Les déclarations de l'évêque Fisher sur ce qu'il avait appris de la religieuse elle-même nous éclaireront à cet égard. De ces déclarations, il est vrai, il courut des versions diverses ; mais nous pouvons considérer le témoignage du vénérable évêque Fisher comme très vraisemblablement exact. Dans sa lettre adressée aux lords du parlement, il s'exprime ainsi : « Elle me dit que Dieu lui avait révélé que, si le roi poursuivait l'exécution de ses desseins cachés, il ne serait plus roi d'Angleterre au bout de sept mois, et elle ajouta qu'elle en avait informé le roi (2). » L'évêque répéta cette déclaration à Henri lui-même (3).

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