‹ Henri VIII et les monastères anglaisChapitre 88 sur 288 · Ibid., n · texte numérisé non relu

Ibid., n

rien qui a étudié cette époque, que quiconque avait jamais encouragé la religieuse était dans une grande anxiété et, craignant que son nom ne se trouvât sur la terrible liste, s'efforçait de plaire au roi. De la sorte, le gouvernement maîtrisa l'opposition et assura l'adoption des bills de succession (1). » A l'ombre de ce mystère, on extorqua également de l'argent à ceux qui avaient approché la religieuse de façon quelconque. Cette besogne-là trouvait toujours prêts et le maître et le ministre. Richard Masters, le curé de la paroisse d'Aldington, qui fut plus tard exécuté, envoya à Crumwell deux couronnes d'or pour avoir expédié son pardon (2).

Les moines de Cantorbéry se déclarèrent aussi empressés à servir le roi suivant leurs forces, s'il voulait seulement oublier qu'ils avaient correspondu avec la « Fille du Kent ». Même ils ne demandaient pas mieux, comme l'écrit Cranmer, alors en tournée d'inspection de ce côté-là, que d'offrir une somme d'argent assez tentante. « Quelques-uns seulement, dit-il, consentirent à croire à ces révélations, et ceux-là, presque tous des novices du Dr Bocking. » Le prieur, homme peu méchant, « a été touché par ma démarche. Il implore ma médiation et je crois qu'il offrira 200 ou 300 livres pour son pardon. Le monastère est endetté, sauf pour les ornements d'église et l'orfèvrerie » (3). Edward Thwaites, qui était coupable d'avoir cru en la religieuse et publié un petit livre contenant le récit de ses premières années, acheta son pardon au prix de 1.000 marcs, et plus tard l'évêque Fisher dut

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