‹ Henri VIII et les monastères anglaisChapitre 9 sur 288 · Norfolk », p · texte numérisé non relu

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souffrit aussi cruellement que celle des \illes et la terre fut laissée en friche, parce qu'on ne pouvait se procurer des travailleurs qu'avec difficulté et pour un salaire exorbitant. Les troupeaux furent atteints par les épidémies et périrent faute de patres pour les garder. Les récoltes de blé, qui étaient extraordinairement abondantes en 1348, pourrirent sur place, car on ne trouvait pas de moissonneurs pour les recueillir. Il n'est pas jusqu'au monastère de Chris t-Church, à Cantorbéry, qui, malgré les revenus de ses riches donations, ne sentît l'étreinte de la misère ; en demandant à l'évêque de Rochester l'incorporation de l'église de Westerham à leurs domaines « pour les aider à maintenir leur ancienne hospitalité », les membres de cette abbaye allèguent leur excessive pauvreté causée par « la grande pestilence qui attaque tiommes et bêtes ». Pour justifier leur requête, ils nvoient à l'évêque la liste de leurs pertes en fait de bétail. Ces pertes s'élèvent à 257 bœufs, 511 vaches avec leurs veaux et 4.585 moutons, évalués en argent à 792 livres 12 shillings 6 pence, soit plus de 16.000 livres de notre monnaie. Et ce n'est pas tout, car ils ajoutent que 1.212 acres de terre, jadis fertiles, ont été perdus par suite d'une inondation de la mer et de l'impossibilité où ils se trouvaient d'avoir des travailleurs pour consolider les digues (1).

Un semblable état de choses, partout le même en Angleterre, amena une crise entre patrons et travailleur- ei produisit une révolution dans la méthode d'exploitation. Les nobles et les monastères ne pouvaient plu- régir leurs luVns d'après L'ancien s\slème.

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