‹ Henriette MaréchalChapitre 35 sur 95 · ACTE II · texte numérisé non relu

ACTE II

tout ! (11 se Icvi!.) A.I1! tu disais que ce n'était pas aujourd'hui ma fête! (Satillese jette dans ses bras. Madame Maréclial se lève.) C'est curieux!... il y a comme cela des moments dans la vie où tout vous réussit... J'ai vu un temps où je ne pouvais pas toucher une carte sans perdre; maintenant, je gagne toujours. Et pour tout, c'est de même. C'est-à-dire que j'ai de la veine jusque dans les malheurs qui m'arrivent... (A sa femme, eu remontant la scène.) Tu sais bien, la faillite Labourieux? Eh bienl c'est incroyable, il paraît que nous ne perdrons rien. Et mon voleur de caissier que je retrouve l'autre jour au bal !.. , Oh I quand on se met à avoir les atouts en main... (Henriette se met à travailler ii un ouvrage de crochet.) Jusqu'à notre maison, qui porte bonheur! Tu sais notre blessé, dont le médecin ne répondait pas d'abord? Le voilà sur pied, au bout de quinze jours... Un très-joli garçon, ma

foi ! que mon jeune homme. .. (Henriette fait un signe de tête en travaillant.') Hein? tu l'as VU?

Oh ! je lisais au jardin... dans l'allée.,. J'ai regardé en l'air... j'ai vu queb^u'un qui m'a fait un grand salut derrière les carreaux... ça m'a fait sauver...

M. MARÉCHAL

Ah ! ra ta fait sauver? Eh bien , \a. donc voir si on

nous donne à déjeuuei'. . . (H la mène, en la tenant par la taille,

il la porte du fond.) Je crève de faim, je suis levé depuis six heures, moi...

Oui, papa.

(Elle sort..

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