‹ Henriette-Marie de France, Reine d' AngleterreChapitre 109 sur 143 · AU ROI L0DI8 XIII · texte numérisé non relu

AU ROI L0DI8 XIII

Monsieur,

e les obligations infinies que j*ay à Vostre Majesté

euves qu'elle m'a rendues de sa royale affection

kveillance, en contractant le mariage de monsieur

Ice de Wales et de moy, il n'y en a aucune qui me

las sensible au cœur et dont je conserve plus chè-

t la mémoire que du soing particulier qu'elle a

IB choses qui pouvoient regarder la seureté de ma

ênce. C'est pourquoy je lui en rends très-humbles

I, et comme je désire garder et observer religieu-

kt les sincères intentions de Vostre Majesté, tant

p qui me touche et les miens, qu'en tout ce qui

voit estre utile et avantageux à la religion et aux

riiques du royaume de la Grande-Bretaigne, je donne

istre Majesté ma foy et ma parolle, en conscience,

\ si tant est qu'il plaise à Dieu bénir ce mariage en

ae qu'il me fasse la grâce de me donner lignée, je ne

fcy aucune eslection, pour nourrir, eslever et servir

enfans qui en pourront naistre , que de personnes

catholiques, et ne donneray charge pour faire le choix de ces officiers qu*à des catholiques, les obligeant à n'en point prendre d'autres que de la mesme religion ; dont je supplie Vostre Majesté de prendre entière asseurance et la donner où besoing sera et de me croire. Monsieur,

Vostre très-humble et très-obéissante sœur et servante,

Paris, ce sixième avril 1625.

( Bibl. nat., ms. Da Puy, n* 462.)

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