AU CARDINAL DE RIGHELIEU
Mon cousin ,
Celuy qui tous rendra cette lettre estant contraint de s'en aller pour fuir Torage, qui tombe sur les pauvres catholiques de ce païs, je ne luy ay pu refuser de vous le recommander, car son mérite et la fidélité qu*il a fait paroistre au service du roy monseigneur me sont connus. C*est pourquoy je vous prie de le vouloir favoriser et recevoir de bon œil, comme une personne qui véritablement le mérite. Je crois qu'il vous est si bien cognu, ayant esté en France du temps de mon mariage et fort affectionné à la France, que cela ne nuira pas à ma recommandation, puisque vous obligerés une personne, en le faisant, qui est et sera toujours véritablement, mon cousin,
Yostre bien affectionnée cousine ,
Henriette-Marie R.
(Arch. des aff. étraag.)