Cf. G. Dubois, Gondrin, p
était parvenu à en tirer; rien, en tous cas, ne sera admis qui pourrait « affoiblir la doctrine et les expressions de nos mandements* ».
Il était de plus en plus urgent de poser les bases de l'accommodement très rapidement et de prévenir ainsi la réunion des commissaires, qui semblait prochaine. Il y eut chez M"^ de Longueville de nombreuses conférences, qui aboutirent à décider le texte de la lettre au pape : Arnauld et La Lane la rédigèrent 2.
D'ailleurs, Gondrin et Vialart se trouvèrent puissamment secondés par Lionne, non tant peut-être à cause de ses attaches jansénistes que para l'inclination particulière qu'il avoit pour M. l'évêque d'Angers-^ ». Le ministre employa toute sa politique pour convaincre le nonce; l'évêque de Luçon, Colbert, pour adoucir Le Tellier.
Le 9 août, Gondrin obtint audience de Bargellini et lui communiqua le projet de lettre qui, après quelques corrections de détail, fut accepté et paraphé par lui au nom du pape^. Le nonce promit de plus, — chose essentielle, — un secret absolu^ Gondrin, plutôt que d'écrire encore au bout du Languedoc, ce qui aurait perdu un temps précieux, se considéra comme investi de pleins pouvoirs et donna sa parole au nonce que les quatre signeraient la lettre, serment bien imprudent assurément et que l'extrême urgence excuse seule. Vialart, avec une habileté
1. Lettre du 5 juin de Pavillon à Henry Arnauld citée par Varet, t. Il, p. 83-84. Voir aussi Vie de Pavillon, t. II, p. 284.
2. Varet, t. II, p. 128, 148 et suiv.; Vie d'Arnauld, t. I, p. 334.