Vie de Pavillon, t. Il, p. 827 et suiv
2. La Paix de Clément IX, [par le P. Quesnel], t. I (1700), p. loi et 102,
2l6 HENRY ARNAULD.
Angers. Celui-ci s'en alla « avec assez de joie », croyant « laisser M. d'Angers hors d'embarras^ ». Le roi écrivait même à Rospigliosi^ la joie et la gratitude qu'il ressentait de la bonne volonté montrée par le pape, tandis que l'évéque d'Angers faisait part au nonce, le i3 septembre, de tout le bonheur qu'il ressentait à se réconcilier avec le saint-siège^.
Cependant, l'esprit faible et ondoyant de Bargellini prit peur; il crut s'être trop avancé dans la voie des concessions et pensa que Rome ne l'y suivrait pas; il alla même jusqu'à lacérer à coups de canif l'original de la lettre des quatre évêques, que Gondrin lui apportait pour qu'il le fasse parvenir au pape.
On ne se préoccupa pas de sa colère; il était trop clair que le saint-siège ne pouvait désavouer son nonce. Lionne écrivait, le 17 septembre, à l'abbé de Bourlémont que, si l'on voulait à Rome « regratter, comme on dict, la moindre chose à ce qui a été arresté icy entre ledit sieur nonce et lesdits sieurs évesques », il fallait affirmer que le roi prenait les quatre sous son entière protection^.
Après avoir accompli ce premier acte de la paix, les quatre évêques se mirent à l'œuvre pour exécuter la seconde clause du traité : ils préparèrent la signature des procès-verbaux en convoquant leurs synodes. Tandis que Caulet et Pavillon les voulurent tenir dans la cité épiscopale, Choart et Henry Arnauld se montrèrent plus prudents. L'un choisit son château de Bresles, l'évéque d'Angers Saumur.