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CHAPITRE V

Le synode de Saumur et la conclusion de la paix

DE l'Eglise.

Comme il en avait été convenu, Henry Arnauld voulut conduire dans le plus grand secret possible la manœuvre délicate du procès-verbal. Il écrivait à Gondrin en août^ que son synode de Saumur « seroit composé de cinquante ou soixante curez que je croirai le plus à moi... Je prétens, ajoute-t-il, que les curez ne sauront point le sujet pour lequel je les assemble que lorsque je leur parlerai ». D'ailleurs, il se rendait bien compte que le secret des procèsverbaux serait, malgré tous les efforts, bien difficile à garder intact; il rapporte à l'archevêque de Sens qu'avant même le synode le P. Annat avait vent de ce qui s'y passerait; le confesseur aurait dit à l'abbé de Prières- que « l'affaire des quatre évêques étoit accommodée d'une manière honteuse à l'Église ».

Tout particulièrement au diocèse d'Angers, il était bien difficile d'obtenir des curés convoqués un silence parfait. Varet fait très justement remarquer^ que, sur les cinquante curés, il était impossible qu'il n'y en eût pas à la

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