‹ Henry ArnauldChapitre 116 sur 267 · Varet, t. II, p. 419 et · texte numérisé non relu

Varet, t. II, p. 419 et

.4. Gomme il appert de l'inventaire fait après le décès de Vialart, 1681 (arch. dép. de la Marne, G 386).

6. Cf. G. Dubois, Gondrin, p. 267 et suiv.; Sainte-Beuve, Port- Royal, t. IV, p. 392.

grande de toute sorte de sincérités », écrit Rapin*, et après lui nombre d'écrivains, à commencer par Fénelon^ jusqu'à M. Gérin^, ont soutenu que le pape avait été indignement trompé et qu'il avait toujours cru que les quatre évèques avaient signé purement et simplement le Formulaire. La paix n'aurait été que le résultat de machinations odieuses et d'un mensonge perpétuel.

On comprend combien la mémoire de Henry Arnauld est intéressée à la solution de cette question : a-t-il prêté les mains à une pareille supercherie?

Le seul argument sérieux de ceux qui prétendent que le pape a été trompé est celui-ci : Clément IX a toujours pensé que les quatre évêques dans leurs synodes avaient exigé la signature pure et simple.

Il faut avouer que telle est l'impression de celui qui consulterait seulement, pour étudier la paix de l'Église, les documents dont la publicité, à l'époque même, est avérée, tels que lettres publiques, bulles, brefs, déclarations solennelles ou arrêts du Conseil. Malgré certaines formules voilées et peu nettes que l'on rencontrera d'aventure, il semblera évident que les quatre évêques en sont venus à complète résipiscence; c'est là un fait qu'il est impossible de nier. Mais il suffira d'ouvrir les yeux sur des documents plus secrets, diplomatiques ou autres, pour être, croyons-nous, entièrement détrompés.

Il y eut dans cette paix comme dans tous les accommodements analogues des concessions mutuelles. Les quatre évêques, grâce au grand et noble désir d'unité dans l'Eglise qui les animait, sacrifièrent beaucoup. En effet, aux yeux du public, ils eurent l'air de se soumeftre absolument:

Page 1