Cf. B. Zeller, Richelieu et les ministres, p
3. Bentivoglio rapporte en particulier à Puisieux que Sourdis pousse l'indécence jusqu'à se baigner dans le Tibre à deux heures après midi (Bibl. nat., ms. fr. 18017, fol. 66).
4. Cette place fut prise le 5 août 1621 (Héroard, Journal, t. I, p. 261). « Il sign. d'Andigli ne ha scritto qui dalla corte ad un suo fratello che gode qui commodità d'allogiamento nella mia casa. Ho fatto subito tradur queste novelle in italiano e correrano per tutia la corte » (Bentivoglio à Puisieux, Bibl. nat., ms. fr. 18017, fol. 72).
LA VIE DE HENRY ARNAULD. g
sion annuelle de dix-huit cents livres ^ « Entre tous ceux qu'il vous plaist d'honorer de vos bonnes grâces, écrivit Henry à Puisieux comme remerciement, nul ne recherchera jamais avec davantage de passion que moy les moyens de s'en rendre digne 2. » Bentivoglio remercia aussi Puisieux de cette grâce comme d'une faveur personnelle dans des termes qui sont à retenir, car ils prouvent que, dès ce moment, le cardinal tenait en haute estime les qualités de son jeune compagnon^. M. de Trie continua sa besogne d'informateur^. Le tragique siège de Montauban lui réser-
1. « ... Voulant, ajoute le brevet, luy donner moyen de continuer et supporter la despence qu'il luy convient faire en la cour de Rome, où il faict maintenant sa résidence, S. M. luy a libérallement accordé et faict don de la somme de dix-huict cens livres de pension, et entretennement par chacun an, pour laquelle elle veult que ledit Arnauld de Trye soit doresnavant couché et employé dans Testât de ses pensionnaires de Rome. » La pension devait partir du i^r juillet 1621, sans préjudice de celle de 1,200 it précédemment accordée. Le brevet original sur parchemin de cette pension, signé Louis, et plus bas Brûlart, se trouve aux arch. du Fayel.
2. Cette lettre, assez insignifiante, a été publiée avec un commentaire médiocre dans le Bulletin du bibliophile, i5 juin 1907. Elle est munie d'un intéressant cachet sur papier portant le blason des Arnauld, sommé d'un casque de chevalier. L'original s'en trouve à la Bibl. nat., ms. fr. 18017, fol. 184.
3. L'original de cette lettre se trouve au même ms., fol. 199. En voici le texte : « lUmo Signore. V. S. lUma non farà mai favor alcuno al sign. Arnauld di Trye, che venue in mia compagnia a Roma, che non sia per farlo a me stesso, tanto desidero il suo bene al pari del mio per le tante degne parti di bontà, di modestia e virtù che concorrono in lui e che lo fanno apparir ben degno fratello del sign. d'Andigli. Vengo perciô anch'io a render quelle più affettuose gratie che posso a V. S. Lll^ia délie dimostrationi si cortesi ch'ella ha fatte ultimamente verso di lui e la pregherei a continovargliele se non mi paresse di far torto et a lei che non comincia a favorire per non perseverare e a lor due fratelli che non cominciano a ricever i favori per non rendersene ogni di più meritevoli. E per fine a V. S. Illma prego ogni maggiore prosperità. Di V. S. Illma aff»"» Servitore Il CARoe Bentivoglio. Roma li 21 di settembre 1621. »
4. « Per via qui del fratello del sign. d'Andigli io ricevo distinta
vait une épreuve douloureuse. L'épidémie de fièvre pourpre qui décima Farmée du roi atteignit Arnauldd'Andilly. On crut sa maladie mortelle et Puisieux prit soin d'en avertir Bentivoglio. Le cardinal dit lui-même « que M. de Trie a l'esprit accablé d'une affliction infinie, pensant que le mal était trop grand pour que son frère put en sortir' ». Ses craintes subirent un heureux démenti. Plus fortuné que Luynes, Andilly en réchappa.
La mort de Luynes- amena, avec l'avènement des Brùlart, la grande faveur de Bentivoglio à la cour royale. Sa correspondance avec Puisieux devint fréquente et intime^. Le ton en est élégant, parfois affecté. L'aimable image de la belle M™^de Puisieux^, la Ptiisieuse des pamphlets contemporains, hante l'esprit du cardinal. Il la croit prête à « fonder une nouvelle secte hérétique, celle d'adorer sa propre beauté »; mais, quand il sera pape, il se propose
relatione dei successi di cotesta guerra e l'ho ricevuta con quest' ordinario di quel ch'è occorso nei progressi dell' assedio di Montalbano, e ho fatti tradurre subito al solito quest' avvisi li quali corrono poi qui per la Corte e si spargono anche in altre parti d'Italia con molta riputatione del nome del Rè » (Bentivoglio à Puisieux, Bibl. nat., ms. fr. 1S017, fol. 21?, 3 oct. 1621).
1. Puisieux avait écrit à ce sujet à Bentivoglio une lettre datée du camp devant Montauban, le 4 novembre 162 1 (Ferrare, arch. Bentivoglio, recueil de lettres originales de Puisieux) : « Il sign. di Trie », répondit Bentivoglio, « se ne truova con l'animo cosi afflitto che niente più, temendo che il maie sia stato si grande ch' egli non sene sia potuto liberare » (ms. fr. 18017, fol. 368, 3o nov.).