‹ Henry ArnauldChapitre 126 sur 267 · Ci-dessus, p. i3j · texte numérisé non relu

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6. « Dieu, qui exerce les siens en mille manières, deslinoit dès lors l'ingratitude de ce furieux pour donner la dernière épreuve à la vertu de ce prélat (Henry Arnauld) et pour couronner sa patience » [Mémoires de l'abbé Arnauld, p. 538).

C'est François Babin, théologien encore estimé, chancelier de l'Université depuis 1684, que Henry Arnauld accusait de mettre a le feu de la division dans son diocèse ^ «; Rebous, dont les convictions étaient si ardentes^, jouera un grand rôle; ajoutons le chancelier de la Barre^, que nous suivrons de près en 1676; tels sont les chefs autour desquels nous verrons se réunir de nombreux partisans.

Le second centre des opérations antijansénistes était, nous l'avons dit, le séminaire d'Angers. On connaît plus qu'amplement, par les mémoires de Joseph Grandet, les querelles souvent futiles, les contestations de toute espèce qui se déroulèrent entre les prêtres du séminaire et leur évêque. Profondément imbu de l'esprit sulpicien, très hostile au jansénisme, Grandet fit entrer le séminaire en rébellion contre Henry Arnauld, qui pourtant en était le fondateur. Intelligent et passionné, Grandet acquit une influence prépondérante sur ses collègues, tels que Maillard, l'ami de saint Vincent de Paul^, Le Cerf^ ou Jean Arthaud, formés tous trois à Saint-Nicolas-du-Chardonnet, suivant la discipline de Bourdoise.

Universitaires et membres du séminaire, également ennemis des opinions d'Arnauld, trouvèrent des appuis

1. Grandet, t. I, p. 458. Cf., sur Babin, G. Port, Dictionnaire, t. I, p. i83 ; Port lui attribue à tort le Récit de tout ce qui s'est passé dans l'Université au sujet de la doctrine de Jansénius (voir plus loin).

2. Gf. G. Port, t. III, p. 229. Pocquet de Livonnière raconte (ms. d'Angers i3oo, fol. 178) qu'un jour un des élèves de Rebous lui parut dans les principes du jansénisme; rempli d'indignation, il lui jeta son bonnet à la tête en pleine école. Ge jeune homme a depuis témoigné que cette action de zèle l'avait touché et qu'il avait abandonné le parti.

3. Ge fut La Barre et non Babin, comme l'affirme à tort Dom Piolin, qui reçut, en 1676, l'abbaye de Vaux-en-Ornois au diocèse de Toul [Revue de l'Anjou, t. XVI (1876), p. 283).

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