‹ Henry ArnauldChapitre 127 sur 267 · Grandet, t. I, p. 11 et passim · texte numérisé non relu

Grandet, t. I, p. 11 et passim

5. Ibid.y p. 8. Gf. Journal de Jacques Valuches (dans G. Port,

Notes et notices angevines, p. 181).

très solides dans toutes les autorités civiles; ils rencontrèrent des encouragements et des sympathies particulières chez Charles de Beaumont d'Autichamp qui, depuis 1667, fut « commandant pour le Roy en la ville et château d'Angers* » en même temps que « lieutenant de Roy au gouvernement d'Angers )>. Malgré sa piété fervente, Autichamp, sans doute pour rendre plus effective la protection qu'il accordait aux antijansénistes, ne manqua pas de traiter Henry Arnauld avec la plus extrême grossièreté, à la grande joie de l'excellent Grandet^.

Une femme de naissance basse et de médiocre éducation tint pendant longtemps entre ses mains habiles les fils des intrigues ecclésiastiques à Angers. Conseillère écoutée à la fois des prêtres du séminaire et de l'évêque, mais de celui-ci surtout, Gabrielle Rousseau était une fille vraiment extraordinaire. Née à Craon en 1625, elle resta, si l'on en croit Pocquet de Livonnière, « plus de dix ans obsédée du démon »; Tronson, supérieur de Saint-Sulpice, l'en délivra^. Toujours est-il qu'elle voua ses facultés au service des prêtres du séminaire.

Elle avait fondé, en 1660, une « pension pour quelques jeunes filles pauvres pour les instruire, les nourrissant des charitez qui leur estoient portées; d'où vint le nom de Providence^ ». Puis, vers 1675, elle quitta son œuvre, qui fut reprise par demoiselle Anne de Beloteau; celle-ci

1. Voir, sur ses rapports avec le séminaire, Grandet, t. I, p. 99 et suiv. Autichamp était dauphinois: il avait épousé, en 1669, M^e de Souy et mourut en charge à. Angers le 2 juin 1692. Son fils eut sa survivance. Cf. Boislisle, Correspondance des contrôleurs généraux^ t. I, 1415 n.

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