‹ Henry ArnauldChapitre 128 sur 267 · Grandet, t. 11, p · texte numérisé non relu

Grandet, t. 11, p

3. Voir la notice de Pocquet de Livonnière sur G. Rousseau : bibliothèque d'Angers, ms. i3oo, p. 42-46.

4. Notes anonymes sur la Providence écrites en 1691 : ms. d'Angers 1027.

acheta, le 21 janvier 1677, la « maison et appartenance où cy-devant pendoit pour enseigne le Sauvaige^ où cydevant se faisoient les exercices du séminaire d'Angers ^ »; ses sollicitations parvinrent à obtenir des lettres patentes pour ce nouvel établissement de la Providence^.

Pourquoi Gabrielle Rousseau quitta-t-elle cette communauté? Peut-être par crainte du pouvoir trop discrétionnaire que Henry Arnauld s'arrogeait sur la maison et aussi, sans doute, à cause du « petit de jansénisme^ » qui s'y était glissé. D'accord avec Grandet et ses confrères, conseillée même par eux, Gabrielle Rousseau fonda, en quittant la Providence, une autre communauté, qui fut autorisée par lettres patentes de mai 1680 sous le nom de Filles de la Trinité^; elle s'installa dans une maison « en face les Augustins », rue Lionnaise^. Cette nouvelle fondation « séculière », comme la qualifient les lettres patentes, avait à peu près le même but que celle de la Providence; il s'y adjoignit bientôt un hôpital^.

Si l'on en excepte sœur Marie-Constance, dont nous parlerons plus loin, il n'y avait personne à Angers qui fût plus souvent consulté par l'évêque que Gabrielle Rousseau; il suffit, pour s'en rendre compte, de suivre les mémoires de Grandet, où elle est citée presque à chaque chapitre. Elle servait d'intermédiaire attitré dans toutes les

1. Archives départementales de Maine-et-Loire, fonds (non classé) de la Providence, extrait d'un amortissement de rente.

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