Notice de 1691, citée
4. L'original de ces lettres, scellées du grand sceau de cire verte, se trouve au ms. d'Angers 887.
5. C'est dans cette maison que Henry Arnauld tint tant de conférences, surtout avec les prêtres du séminaire. Voir, par exemple, Grandet, t. II, p. 142 et suiv.
6. Voir la copie de la demande formulée par la Trinité au corps de ville pour avoir son autorisation (ms. 887), que Molinier appelle à tort dans son catalogue « Notice historique ».
négociations épineuses entre les prêtres du séminaire et Tévêque*. Faisant preuve souvent d'une violence de paroles toute plébéienne^ à l'égard de Henry Arnauld, elle semble aussi, en plus d'une circonstance, avoir usé de procédés peu francs à son égard et ne s'être pas toujours montrée digne de la confiance absolue que le prélat lui octroyait avec une libéralité un peu naïve. Ainsi, lorsque Henry Arnauld lui ordonnait, en termes formels, de jeter telle de ses lettres au feu « sans la faire voir à âme vivante m, son premier soin était de la montrer à Grandet^. Les pre.uves d'infidélités analogues commises par elle ne sont pas rares^.
Si nous en venons maintenant aux amis sûrs et aux conseillers lidèles que Henry Arnaud sut réunir autour de lui, il faut noter d'abord René Bourigault, Angevin de médiocre origine, mais « qui avoit un esprit transcendant, qui parloit bien, qui savoit la théologie en perfection, dont l'air modeste et doux, joint à beaucoup d'adresse, avoit de quoy gagner les cœurs de tout le monde" ». Il entra au séminaire, puis en fut exclu par Arthaud et Le Cerf, à cause de son jansénisme ardent, en 1664. Il fut, comme nous le verrons, confesseur des Visitandines, chanoine de Saint- Pierre d'Angers, et mourut exilé à Semur, en Bourgogne.
Bourigault avait comme directeur spirituel Gervais Chardon, l'àme du jansénisme en Anjou^. Ce fils d'un maréchal-ferrant des environs de Château-Gontier" avait