Cf. G. Port, Dictionnaire, t. I, p
7. De Froidefons, d'après Tintéressante notice de P. de Livonnière sur Ghardon (ms. d'Angers i3oo, p. 161).
été reçu docteur par la Faculté de théologie d'Angers; il y professa jusqu'en lôSyi ; chanoine de Saint-Maurille d'Angers depuis i655, il était chantre en 1674^. Grandet, qui le rencontrait sans cesse dans l'antichambre de l'évêché, n'avait pas tort d'affirmer son influence presque obsédante sur Henry Arnauld; celui-ci l'avait désigné dès avant son épiscopat pour enseigner la philosophie à l'abbaye de Saint-Nicolas 3. Nous verrons ses opinions jansénistes le faire exiler à Riom en 1676; il gagna l'Auvergne en vrai philosophe qu'il était : « Il faut regarder les disgrâces comme la pluye et l'orage », disait-iH. Il vécut près de onze ans à Riom. « L'estime qu'en faisoit l'évêque d'Angers, écrit Pocquet, ses disgrâces, qui redoubloient la tendresse qu'on a pour des gens de mérite, luy acquirent une haute réputation, et on le consultoit de toutes parts. » Lorsqu'il mourut, le 21 décembre 1686, les chanoines de Saint-Amable voulurent l'enterrer dans leur église et « les Carmélites firent tirer son cœur en secret par leur chirurgien et l'enterrèrent dans leur cloître » ; il avait écrit « une théologie prouvée par saint Augustin et quatre volumes manuscrits » qu'il laissa à Héard^.
A la tête du parti janséniste était aussi ce René Héard de Boissimon. Après avoir été conseiller au présidial, il fut reçu, le 14 juillet 1687, chanoine de Saint-Maurice d'Angers^. Sa maison des Mortiers, aux portes de la ville,