Je les crois perdus », ajoute Pocquet, Ibid
6. G. Port, Dictionnaire, t. II, p. 353. Il est difficile de déterminer le rapport de parenté existant entre notre René Héard et cet « Héar de Boissimon, procureur du Roy en l'élection d'Angers », qui est donné comme fidèle au roi pendant la Fronde dans la liste dressée alors (Aff. étr., France 1482, fol. 109).
servait, s'il faut en croire ses ennemis, de rendez-vous constant aux jansénistes de l'Anjou et des diocèses voisins. Grandet nous a laissé le récit très romanesque d'une assemblée secrète qu'auraient tenue à Angers, le ig juin 1674, Gondrin, Colbert, évéque de Luçon, et Montmorency-Laval, évêque de La Rochelle. Héard aurait reçu aux Mortiers l'archevêque de Sens, « déguisé en cavalier, avec une grande perruque, un chapeau et un plumet blanc sur la tête, et l'épée au côté ^ ». Lié avec Antoine Arnauld^, sans doute avec l'abbé de Pontchâteau-^, le chanoine de Saint-Maurice eut une nièce élevée à Port-Royal^; l'un de ses oncles était, comme lui, dans les bonnes grâces de Henry Arnauld^\ Du Fossé put apprécier lors de son voyage à Angers l'hospitalité magnifique de René Héard, qui « étoit, dit-il, particulièrement considéré du prélat, à cause de sa grande piété, de son érudition et de sa profonde sagesse^ ».
D'un conseil plus fréquent encore est pour Henry Arnauld Julien Le Royer, docteur en théologie, curé de Feneu'' en 1669, aumônier de Henry Arnauld et « fort attaché aux nouveautez^ ». Antoine Arnauld écrivit pour
1. Rien ne prouve d'ailleurs l'authenticité de ce fait. L'archevêque de Sens, très malade depuis 1671 et qui devait en août 1674 être atteint pour ne plus se relever, ne se permettait sans doute pas de tels voyages (cf. Dubois, Gondrin, p. 35j) : Grandet, t. I, p. 334.
2. Voir la lettre d' Arnauld du 2 janvier 1677 (Aff. étr., France 1483, fol. 443).
3. Il est, en effet, presque certain que c'est là cet Héard dont parle Le Camus à Pontchâteau (Lettres de Le Camus, p. 6).
4. Mémoires de Du Fossé (Soc. de l'hist. de Normandie), t. IV, p. 47.