Balzac, Lettres, éd. i665, t. I, p. i
2. Bentivoglio à Puisieux, 8 juillet 1623 (arch. des Aff. étr., Rome, t. 29). Grégoire XV était mort le 8 juillet 1623 dans le vingtneuvième mois de son pontificat. .
3. Bentivoglio à Puisieux, 18 juillet 1623 (Bibl. nat., ms.fr. 18019, fol. 179).
4. Marquemont à Herbault (arch. des Aff. étr., Rome, Suppl., t. 3, fol. 36o). Denys de Marquemont, archevêque de Lyon, s'était installé à Rome aussitôt après le départ de l'évêque d'Aire (Ibid., Rome, t. 3i, fol. 9).
5. Ce document portant la bulle de plomb sur cordelette de chanvre se trouve en original aux archives du Fayel. Il est daté de Rome, « Apud Sanctam Mariam Majorem », le 12 des kalendes de
l8 LA VIE DE HENRY ARNAULD.
d'un scandale rententissant. Louis XIII chassa brutalement les Brûlart comme des valets infidèles. Il renvoya en janvier 1624 le vieux chancelier de Sillery, en février Puisieux, les chargeant d'accusations infamantes, devant lesquelles les historiens sont restés irrésolus ^ Bentivoglio fut entraîné dans la chute des ministres et jamais sa faveur auprès du roi ne s'en releva. Pour les Arnauld, le coup était rude, d'autant plus que La Vieuville, successeur de Sillery, n'aimait pas Andilly*^. Mais Henry Arnauld avait appris à ne pas se laisser abattre, malgré les pires tempêtes. Gardant utile mémoire de certaines relations de famille avec Raymond Phélypeaux d'Herbault, il écrivit une lettre courtoise et empressée au nouveau secrétaire d'Etat des Affaires étrangères^. Le ton des congratulations qu'il lui adresse sonne faux. Les grands coups portés aux Brûlart avaient jeté le trouble dans l'existence de Henry Arnauld. Par une sorte de généreuse inconséquence, tout
décembre 1623. Henry Arnauld y est qualifié de « clericus parisiensis, utriusque juris doctor seu in utroque vel in altero jurium licentiatus ».
1. Cf. B. Zeller, Richelieu et les ministres, p. 226 et suiv.; Hanotaux, Histoire de Richelieu, t. II, p. 545. M. Hanotaux qualifie les Brûlart avec une extrême sévérité (Ibid., p. 383 et 509). Ils furent accusés de concussion et même de connivence avec l'Espagne. Voir, sur leur disgrâce, un précieux recueil de pièces originales à la Bibl. nat., ms. fr. i5620. Cf. aussi BatifTol, Louis XIII à vingt ans, p. 201.