Récit. ..j p
copaux. Le secrétaire titulaire étant absent, Rebous, qui en faisait fonction, refusa d'enregistrer cet acte^
Gomme il y avait nouvelle séance de la Faculté le 7, les docteurs ruraux restèrent à Angers et y logèrent en cachette comme ils purent. Ayant encore, dans cette nouvelle séance, la pluralité des voix, ils s'assurèrent d'un secrétaire ami qui ne s'aviserait pas de refuser l'insinuation; leur choix se porta tout naturellement sur Julien Le Royer. Ils purent donc prendre en toute tranquillité une conclusion analogue à celle du 4 août; mais, le moment venu de la transcrire, il fut impossible de trouver le registre, et Rebous déclare, sans se troubler, qu'il avait jugé bon de l'emporter chez lui-^. Les curés sortent en tumulte de l'assemblée et, à défaut d'enregistrement, dictent à un notaire leurs conclusions du 4 et du 7.
On devine quelle fut la colère des docteurs battus; ils n'épargnèrent aucune critique aux délibérations des amis de Févêque. Ainsi on accusa frère Jacques Pélisson, gardien des Cordeliers d'Angers, d'avoir signé la conclusion par-devant notaire comme doyen, quoique dans ces assemblées il y eut deux docteurs plus anciens que lui. Rebous et Deslandes, qui refusèrent de signer^.
L'effet de ces bruyantes réunions ne tarda pas à se faire sentir; le roi aggrava ses ordres antérieurs. Il ne s'agissait jusqu'alors que du serment prêté par les candidats aux grades universitaires; mais la lettre de cachet du 6 août^ ordonne, sans préjudice de ce serment, que tous les docteurs gradués et suppôts de l'Université aient à signer le Formulaire sous peine d'exclusion.
3. Bibl. d'Angers, ms. i258 (mémoire contre deux Cordeliers), p. 348.