Lettre autographe, ms. fr. 19734, fol
3. Grandet nous fournit le texte de cette lettre, t. II, p. 167.
4. Ghallain-la-Potherie, cant. de Candé, arr. de Segré. Cf. G. Port, Dictionnaire, t, III, p. 166.
5. Gf., sur le Père Honoré Fabri, Sommervogel, Bibliographie des écrivains de la Compagnie de Jésus, t. III, col. 5ii-52i. Il est
d'écrire au fameux jésuite, le chancelier crut bon de joindre à sa lettre au pape un rapport sur Henry Arnauld et un court questionnaire, où il demandait tout spécialement si l'évêque d'Angers avait depuis peu écrit à Rome pour se plaindre des Jésuites, de l'hostilité menaçante observée par la Sorbonne contre son frère et, enfin, de l'Université d'Angers. La Barre ne se trompait pas. Henry Arnauld envoya en effet, nous l'avons dit, une longue lettre au pape; Innocent XI l'y avait encouragé par le bref très obligeant qu'il lui adressa lors de son avènement. Le maître-école s'illusionnait fort s'il croyait que de ce pape, très peu ami des Jésuites, il obtiendrait une approbation de sa conduite, Pomponne étant secrétaire d'Etat aux Affaires étrangères et le cardinal d'Estrées à Romel
Le P. Fabri répondit au prieur de La Flèche le 29 mai^ : « Quant à l'affaire de l'Université d'Angers, dont ce Père (le carme) m*a entretenu et m'a communiqué toutes les pièces, je loue fort le dessein qu'on a pris de présenter des relations au Pape et je serois ravi que le Pape approuvât par un bref tout ce qui s'est passé; mais, assurément, c'est ce qu'il ne fera pas, et, entre vous et moy, l'air et le style du pays ne portent pas cela, qui ne peut souffrir que la puissance laïque se mêle de choses spirituelles I Tout au plus, ajoute-t-il, le Pape pourroit accepter l'hommage de ces recueils, et il faut recommencer dans ce sens une lettre de dédicace. » — La Barre souffrit donc, à Rome, une défaite qui lui parut amère. Il se moquait d'une simple dédicace au pape; une approbation expresse pouvait seule consommer son triomphe. Le P. de la Chaise fut d'ailbizarre de voir un bon gallican comme La Barre s'adresser ainsi à Fabri, dont un opuscule sur la paix de Clément IX avait été brûlé, en mars 1669, par la main du bourreau, sur l'ordre du Parlement de Paris {Ibid.).