‹ Henry ArnauldChapitre 199 sur 267 · CHAPITRE I · texte numérisé non relu

CHAPITRE I

Avant iGbg.

Il n'y a pas de document plus significatif pour apprécier avec exactitude Tétat des relations de Henry Arnauld avec Port-Royal de 1639 à 1642^ que la collection de ses lettres adressées à la présidente ou au président Barillon. Une réelle prudence était assurément nécessaire à Henry Arnauld pour pouvoir exposer sans danger sa correspondance aux regards des policiers qui surveillaient de près un exilé très antipathique à la cour; mais, d'un autre côté, il était bien connu que le président entretenait avec Saint- Gyran d'excellents rapports''-; de plus, Henry Arnauld ne pouvait être blâmé par le pouvoir pour parler souvent et avec une affection bien naturelle de son frère Antoine ou

1. Pour l'époque antérieure, les indications sont rares. Notons celle-ci : on sait les violences extrêmes dont la mère Angélique, abbesse de Maubuisson, fut l'objet de la part de M^^ d'Estrécs, ancienne abbesse. Henry Arnauld, encore avocat, obtint, en septembre 1619, de la Chambre des vacations un arrêt de prise de corps contre M^e d'Estrées (cf. Mémoires pour servir..., t. II, p. 283 et suiv.; Archives départementales de Seine-et-Oise, inventaire manuscrit de Maubuisson, t. I, p. ioi-io5; Sainte-Beuve, Port-RoyaL t. I, p. 197 et suiv.).

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