Mémoires de Fontaine, t. I, p
5. Cf. sa vie par la mère Angélique de Saint-Jean dans Mémoires
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autant qu'il put à sa prise d'habit, dont la nouvelle mettait au contraire en une pieuse joie tous les amis convaincus du monastère. « J'eusse bien voulu, écrit-il à Baril- Ion, qu'elle fust demeurée comme elle estoit, mais c'est une résolution prise...'. » Il n'était pas très partisan de cette « guerre au monde^ w qu'avaient entreprise ses courageuses sœurs.
Il n'y a rien de plus saisissant que de voir quelques lignes brèves et insignifiantes seules consacrées par Henry Arnauld dans sa correspondance aune abbaye où il comptait alors sa mère, cinq sœurs et deux nièces : ainsi il assiste à la vêture de la sœur Angélique de Saint-Jean (Arnauld d'Andilly) à Port-Royal, le 17 juin 16412, sans donner autre chose à ses correspondants qu'une simple indication. On voit encore qu'il allait de temps à autre officier à Port-Royal aux grandes fêtes; mais ce sont de courtes mentions sans détails^. Les décès arrivent à peine à réveiller son indifférence : s'il écrit quelques phrases réellement émues sur le décès de Marie de Sainte-Claire Arnauld, sa propre sœur\ on ne les trouve qu'à la fin d'une longue lettre portant sur des sujets parfaitement
pour servir à Vhistoire de Port-Royal (Utrecht, 1742), t. III, p. 3i3 et suiv., surtout p. 328. Mme Le Maistre avait une grande affection mêlée d'une certaine admiration pour son frère Henry: cf. Ibid., dans la vie qu'elle écrivit de Mme Arnauld (t. III, p. 290-291).