‹ Henry ArnauldChapitre 214 sur 267 · Lettre citée par Larrière, t. I, p · texte numérisé non relu

Lettre citée par Larrière, t. I, p

3. Antoine avait appris (Larrière, p. 169) que Fronteau était disposé à trop de concessions. Il faut reconnaître qu'Antoine n'avait pas été parfaitement clairvoyant en confiant sa défense à ce Père, qui se défendait de toutes ses forces du soupçon de jansénisme (voir sa lettre du i3 juillet 1646 : bibl. Sainte-Geneviève, ms. i332i, fol. 244).

4. Lettre du 23 juin 1659 (Œuvres d' Arnauld, t. I, p. 189). Les éditeurs des œuvres d' Arnauld assimilent Grevœus et Hilarion Ran-

Tévêque que son frère est très compromettant, qu'il risque de « ternir l'innocence et obscurcir la renommée » d'un évêque irréprochable, et que les liens de famille pourraient servir à ramener Antoine à une plus complète orthodoxie.

Ces ouvertures officieuses du saint-siège, faites par le canal d'un individu dont la personnalité importe peu, furent accueillies avec joie par l'évêque; Antoine Arnauld se décida, non sans hésitations, à écrire à son frère, le 25 août 1659, une longue dissertation latine sur les questions controversées destinée à être envoyée à Rome'. Henry se hâta de faire tenir ce document à Crevœus avec une lettre où il le supplie d'embrasser les deux frères, victimes également innocentes de manœuvres calomniatrices, dans une pareille sollicitude 2. La réponse de Crevœus fut pleinement satisfaisante^. La cour de Rome se montrera pleine de bienveillance; une seule démarche est nécessaire pour qu'elle use de sa haute autorité pour justifier pleinement le docteur : celui-ci devra consentir à écrire au pape une profession de foi d'entière soumission.

Deux personnages prirent à cette affaire de l'accommodement d'Arnauld une part importante : ce furent doni Hilarion Rancati, abbé de Sainte-Croix de Jérusalem, et le Père de la Mirande.

Jean-Louis Guyot de la Mirande, né en 1626, apparte-

cati, dont nous allons parler; c'est inadmissible. Ce Crevœus se dit en effet (Œuvres d'Arnauld, t. I, p. 199) « Hibernus, tamen alTectu et propensione Gallus sum... ». Besoigne, plus judicieux {Vie des quatre évêques, t. I, p. 281-282), pas plus que Hermant (1. XXVIII, ch. Il), n'est tenté de faire cette assimilation.

1. Œuvres, t. I, p. 190-196. La minute, avec corrections autographes de cette lettre, se trouve fol. 91 et suiv. du ms. fr. 17798 et porte de la main d'Andilly u 25 aoust 1Ô59 « et non 2:, comme l'écrit l'éditeur.

2. Œuvres d'Arnauld, t. I, p. 197-198. Lettre du 5 octobre 1650.

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