Ibid., p. 198-199. Lettre du 24 novembre
ET LE JANSÉNISME. ?>3g
nait à la petite noblesse de Confolens, au diocèse de Limoges'; il avait commencé par mener une vie assez frivole, puis s'était converti presque miraculeusement et était entré à l'Oratoire. Il enseigna d'abord la philosophie à Beaune (i652), puis fut supérieur de la maison et professeur de théologie aux Ardilliers de Saumur; depuis i658, il gouvernait la maison de Rome et avait conquis le grade de docteur de la Sapience^. C'était alors un fidèle ami des jansénistes. « Il reçoit, écrit l'abbé de Bourlémont à Lionne, les escrits les plus secrets des jansénistes, mais avec une subtilité ou plustost matoiserie si rafinée que je n'ay pu, jusqu'à présent, découvrir de quelle part cela lui vient. » — Il était, d'autre part, en intelligences secrètes avec le cardinal de Retz et fit si bien que le roi dut, en octobre 1661, donner ordre à son général de le faire quitter Rome sur l'heure^. Plus tard, il changea d'avis et combattit ardemment les errements jansénistes^.
Beaucoup plus connu est dom Hilarion Rancati, enne-
1. Le Recueil des vies de quelques prêtres de l'Oratoire, par le P. Cloyseault, publié par le P. Ingold {Bibliothèque oratorienne. Paris, i883, t. III, p. 267-282), contient une vie du Père J.-L. Guyot de la Mirande (1626-1707).
2. Revenu en France en novembre 1661, il fut supérieur à Toulouse (i663), puis dirigea, à partir de i665, la maison de l'Institution à Paris. En 1675, le cardinal Le Camus le chargea de fonder son séminaire de Grenoble. Visiteur de la congrégation (1678), assistant du général et supérieur de la maison de Paris (1696), il mourut le 10 février 1707.