Aflf. étr., Rome 142, fol. 109-110, 180 et
4. Nous l'avons trouvé à Angers en juin 1684, visitant la maison de l'Oratoire. Il recommandait alors aux Pères de « se deffendre avec un soin tout particulier du jansénisme, condamné et désapprouvé par les constitutions des souverains pontifes » (Registre des visites, ms. d'Angers 877, p. gb). D'après l'auteur de sa vie, son opinion était que « si, dans ces derniers temps, on ne s'étoit pas si fort écarté des sentiments de saint Thomas et de saint Augustin pour en établir de nouveaux entièrement opposés, il ne seroit pas arrivé tant de bruit ni tant de trouble dans l'Église ».
mi personnel d'Albizzi, « théologien » d'Alexandre VII, qui le nomma consulteur de la congrégation de l'Inquisition et avait pour lui la plus haute considération*; c'était d'ailleurs un homme d'une trop grande impartialité^ pour n'être pas soumis à une étroite surveillance de la cour de France 3.
Dom Hilarion eut plusieurs conférences avec La Mirande^; il alla même jusqu'à faire visite à l'oratorien, lui « qui ne se remue pas même pour les cardinaux à cause de sa goutte et qui entre jusque dans la chambre du pape porté dans une chaise y)'\ Ils convinrent de faire des ouvertures d'accommodement sous la forme suivante : le P. Hilarion écrivit le 29 octobre 1661 une lettre latine à La Mirande tendant à amener Antoine à résipiscence. Cette lettre*^, destinée à être montrée en France, fut envoyée à Paris au P. de Sainte-Marthe, lequel la communiqua au P. Séguenot, qui se chargea d'en informer Henry Arnauld. Nous possédons la longue lettre qui fut écrite par Séguenot à l'évêque d'Angers, le 27 novembre 1661; en lui
1. Cf. Rapin, Mémoires, t. I, p. 328: t. II, p. 809 et passim.
2. Il agréait fort aux jansénistes parce que, écrit l'abbé de Beaubrun, étant « l'un des quatre consulteurs nommés pour donner leur sentiment sur les cinq propositions, il lit un écrit si peu agréable à Rome qu'il avoit reçu un ordre du cardinal Spada de ne plus se trouver aux congrégations » (ms. fr. iSSgS, fol. 371 r»; voir aussi fol. 377 et suiv.).
3. Voir lettre du P. Noël à Lionne de juillet 1661 (Rome 141, fol. 223); lettre d'Atto Melani au même, du i5 août 1661 (Ibid., fol. 33o).
4. La Mirande dit un jour à Chassebras qu' « ayant vu trois ou quatre fois le P. Hilarion, qui est le plus savant de cette cour, il avoit vu ce bonhomme très persuadé de la vertu et de la science de M. Arnauld » (lettre de Chassebras au Dr Taignier, citée par Hermant, 1. XXVII, ch. xi).