Ci-dessus, p
d'affection l'uniforme exécution desdites constitutions apostoliques, je lui fasse entendre que Sa Sainteté n'a pas voulu répondre aux lettres que quelques prélats, et particulièrement Votre Seigneurie Illustrissime, lui ont écrites, par lesquelles ils approuvent le mandement des grands vicaires de M. le cardinal de Retz, parce qu'elle n'auroit pu y répondre sans leur témoigner son mécontentement. A quoi il ajoute qu'il a été facile de comprendre par son bref auxdits grands vicaires quels sont ses véritables sentimens sur cette matière; ce qui lui fait espérer que personne ne pouvant plus les ignorer, lesdits prélats témoigneront leur zèle et l'obéissance qu'ils doivent aux ordres de Sa Sainteté et du Saint-Siège. Ces prélats n'en auront pas plus tôt donné des preuves et écrit de nouveau à Sa Sainteté qu'elle les honorera de sa réponse et prendra plaisir à rencontrer des occasions de leur témoigner son atfection paternelle. J'ai estimé vous devoir non seulement mander la réponse que j'ai eu ordre de rendre au Roi, mais aussi de vous dire particulièrement, comme je viens de faire, tout ce que contient la lettre qui m'a été écrite par Monseigneur l'Éminentissime cardinal Chigi, ensuite de l'ordre exprès qu'il en avoit reçu de Sa Sainteté, afin que, cette connoissance vous éclaircissant de tous vos doutes, vous vous conformiez à l'avis commun d'une grande partie des prélats de France en une affaire dans laquelle l'uniformité est si importante au bien général de tout le royaume, et de vous assurer, en même tems, que Sa Sainteté vous en saura gré. Et je me sers aussi de cette occasion pour confirmer à Votre Seigneurie Illustrissime les assurances de mon service et lui baise les mains de toute mon affection. A Paris, ce 19 août 1662. *
Devot*"^ serviteur.
Celio, archevêque de G^sarée.
(G. Hermant, Mémoires^ 1. XXIX, ch. ix.)
Lettre de cachet de Louis XIV à Henry Arnauld '. (28 août 1662.)
M. l'évéque d'Angers, par la lecture de la lettre que vous