‹ Henry ArnauldChapitre 254 sur 267 · Ci-dessus, p · texte numérisé non relu

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VOUS ayez la bonté de l'appuyer de vostre crédit. C'est ce que j'espère de vous, Monseigneur, ne doutant point que la place que vous tenez dans l'église ne vous porte à maintenir avec zèle les droits de l'épiscopat et à inspirer à S. M. de ne pas souffrir qu'on les viole d'une manière aussy audacieuse que l'on fait présentement dans mon diocèze.

J'ay crû aussy, Monseigneur, que, pour oster touttes les mauvaises impressions qu'on avoit pu donner contre mon ordonnance par des interprétations désavantageuses et très éloignées de ma pensée, j'en devois faire une autre pour l'expliquer et pour faire connoistre mes véritables intentions. J'en joins une copie à cette lettre, et j'espère. Monseigneur, qu'après un éclaircissement si sincère vous jugerez vousmesme qu'on n'a pu sans une grande injustice m'accuser auprès de S. M. d'avoir voulu troubler la paix de l'Eglise, puisque je n'ay eu dessein que de la conserver en empeschant qu'elle ne receust quelque atteinte par l'entreprise du chancelier de l'Université.

C'est ce que je vous supplie, Monseigneur, de représenter à S. M. Je m'attens que vous me ferez cette grâce et je me persuade que vous ne sauriez rien faire de plus agréable à Dieu que de travailler à appaiser la tempeste qui s'est excitée dans mon diocèze et y remettre le calme qui a esté establi par des esprits inquiets, que vous reconnoistrez. Monseigneur, n'agir en tout cela que par un esprit de révolte contre leur évesque.

Je suis. Monseigneur, etc..

(Aff. ëtr., France 1488, fol. 437-438, copie contemporaine.)

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