‹ Henry ArnauldChapitre 29 sur 267 · Debidour, p · texte numérisé non relu

Debidour, p

4. Brézé écrit à Chavigny, de Saumur, le 28 mars 1649, 9^'^^ ^^^

n'en tira rien et dut prolonger son séjour inutile à Saumur. Les Angevins ne connurent la paix de Rueil que le 7 avril : elle ne fit qu'empirer leur situation, car La Trémoïlle, dès le 9, s'en alla dans son château de Thouars, abandonnant la malheureuse cité aux représailles de Brézé qui méditait une vengeance exemplaire ^ Le marquis de Jarzé s'approchait « avec grandes troupes, tant de cavalerie que d'infanterie, et aussi des canons et commission de démanteler la ville, luy oster ses privilèges et la rendre taillable^ ». Menacés d'une ruine définitive, les Angevins envoyèrent une députation au maréchal. Leurs supplications furent vaines. Ils implorèrent Henry Arnauld d'intervenir à nouveau : ses prières ne furent pas écoutées 3; « il semble, écrivait-il au cardinal d'Esté, que l'accommodement de l'affaire du Parlement n'ayt servi à mon esgard qu'à me jetter dans de nouveaux embarras pour cette province ». Ces « embarras » ne l'effrayèrent pas; il les affronta en prenant la route d'Angers. Il y fit sa première entrée, au milieu de visages craintifs et terrorisés, le 14 avril vers le soir^. Apprenant que Brézé était parti vers La Flèche au-devant de Jarzé pour combiner une action commune, Arnauld prit la même route, s'attachant à ses pas. Il le rencontra au Verger, chez les Guémené^. La prin-

« extresmement mal d'un grand rume, d'une furieuse deffluction sur la poitrine, avec la goutte à l'épaule et au coude ». Il demande au même le i^r avril d'appuyer un emprunt qu'il désire faire. Il offre d'hypothéquer ses terres et, si cela ne suffit pas, de donner en gage des pierreries et de la vaisselle d'argent (arch. Aff. étr., France 1481, fol. 362 et 3ji).

Page 1