‹ Henry ArnauldChapitre 3 sur 267 · AVANT-PROPOS. IX · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS. IX

Port-Royal de Sainte-Beuve, œuvre essentiellement littéraire, bien faite pour éveiller l'attention et exciter à l'étude, aucun des membres de cette grande lignée n'a, jusqu'à présent, été l'objet d'une monographie sérieuse. Aussi, lorsque l'on essaie de ressusciter l'un d'eux, qui, pour n'être pas illustre, a eu l'existence la plus longue et la plus variée, il est difficile de croire combien on se trouve sollicité par la diversité des recherches à faire, la multiplicité des problèmes à résoudre. Aucune voie n'a encore été frayée : « De tous ces saints « [Henry Arnauld], écrivait Sainte-Beuve^ c'est pour nous, « com.me physionomie, le moins distinct. »

Dès le début, Claude Cochin envisagea une étude générale sur Henry Arnauld. Mais il devait tout d'abord délimiter, pour sa thèse de l'Ecole des chartes, un sujet circonscrit. Ce fut : Henry Arnauld et le jansénisme. Le succès de la thèse fut très grand et la soutenance particulièrement brillante. Le jeune archivistepaléographe fut nommé membre de l'École française de Rome.

A Rome, il était à pied d' œuvre pour compléter son travail, l'appuyer de documents nouveaux et surtout lui donner un large développement. Il passa bien des jours à la bibliothèque Vaticane , dans les bibjiothèques romaines et surtout aux archives pontificales, cette inépuisable et éblouissante mine de vérité historique, ouverte depuis peu d'années à la curiosité du monde par la main généreuse de Léon XHL

Ses trouvailles furent abondantes, car il était un chercheur avisé, méthodique, plein d'ailleurs d'une ardeur joyeuse et juvénile. Plusieurs de ceux qui Vont vu à l'œuvre, diligent et précis, dans la poussière des dossiers, ne l'ont pas oublié. C'était le vrai chartiste, n'ayant rien d'un dilettante, appliqué à la poursuite, fidèle à la piste et ne se dispersant pas.

Une voie de traverse, cependant, s'était offerte à sa recherche,

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