Arthaud, Anjou historique, t. III p
2. « La deffinitionede'frondori non è arrivataa mia notitia... parendomi di veder tanta oscurità fra le fattioni che sono in Parigi che difficilmente si puô di lontano formar giuditio délie cose presenti » (Grimaldi à Henry Arnauld, Saint-Florent, i3 avril i65o; arch. Aflf. étr., vSuppl., Rome 5, fol. 160).
Il8 LA VIE DE HENRY ARNAULD.
fanatique de Mazarin. On n'a pas le droit de prétendre qu'il pencha pour la Fronde; les événements qui vont se dérouler en donnent des preuves catégoriques.
La fuite de Mazarin et la libération des princes avaient excité un grand enthousiasme dans le parti populaire angevine L'aristocratie municipale fut cruellement défaite aux élections du i^^ mai et un homme du peuple parvint à la mairie. Le docteur Claude Voisin, chef du parti, se préparait à poursuivre ses succès. Il savait que l'appui du duc de Rohan lui était acquis. Les élections aux Etats-Généraux, que la régente avait convoqués pour le 8 septembre, mirent avec une netteté parfaite les partis en présence 2. Le corps judiciaire prit sa revanche en faisant triompher le nom de Louis Bo3iesve, lieutenant général 3, « partisan passionné » de Mazarin^. Dans l'assemblée de la noblesse, les candidats frondeurs, — en particulier le marquis de la Barre % — furent écartés, malgré le patronage de Rohan.
1. Debidour, p. 160: « Feu de joye et salve de mousquets » furent faits à cette occasion le 18 février devant le logis Barraut où logeait Rohan (Jousselin, p. 453).