Arthaud, Anjou historique, t. III, p. 8 et
2. Mandement daté de Notre-Dame des Ardilliers [Mandements de Henry Arnauld, p. 5).
3. Nous reviendrons sur ce Tonnelier, qui mourut, en 1666, confesseur des Visitandines d'Angers; Arthaud, p. 10.
4. Il est étrange de voir Jacques Eveillon, que tant de liens attachaient à l'évêque, en user de la sorte.
5. Je parle de la Response (Debidour, p. 3q8), où il s'agit de ce mandement : « Vostre grand vicaire, plus judicieux que vous..., en supprima ce qu'il put en recouvrer d'exemplaires. »
sur des mercenaires polonais et allemands. La ville opposa une résistance que Mazarin n'escomptait guère. Les jours se succédèrent sans que le maréchal obtînt aucun succès importante Effrayé de ces retards inattendus, le ministre frappa les Angevins de nouvelles armes. D'un côté, il obtint de Henry Arnauld la rédaction d'un mandement véhément où les rebelles étaient menacés de mort sans confession, d'excommunication, les églises d'interdit (20 février^). De l'autre, il hâta la venue, par la basse Loire, d'un convoi d'artillerie, avec laquelle La Meilleraye voulait attaquer Rohan et « lui faire danser la Ghabotte avec ses flûtes de Nantes ^ ».
Rohan n'était pas homme à supporter longtemps les accords d'un pareil concert. Il n'avait rien du courage farouche dont les grands révoltés ont fait preuve dans l'histoire. Il tenait à s'affirmer comme l'un des premiers seigneurs du royaume et à ne pas être confondu avec ces chétifs gentilshommes dont un ministre irrité vient à bout aisément. Ayant prouvé à Mazarin sa puissance, il entreprit d'exploiter la crainte qu'il avait causée et d'en tirer avantage. Une première tentative de rapprochement, dont Quincé fut l'intermédiaire, échoua^; une seconde, dirigée par l'archidiacre Garande, n'eut pas meilleur succès^. A la duchesse de Rohan était réservée l'heureuse fortune de