‹ Henry ArnauldChapitre 45 sur 267 · S. M[enjot d']E[lbenne], op. cit., p · texte numérisé non relu

S. M[enjot d']E[lbenne], op. cit., p

4. Sur les négociations du comte de Quincé, cf. Debidour, p. 289; « La véritable relation de ce qui s'est passé entre les habitants de la ville d'Angers et les troupes du cardinal Mazarin » (Paris, i652), p. 7. Dans cette même plaquette (p. 4), on voit que Lanier du Portugal s'était présenté comme intermédiaire et avait été repoussé avec mépris par Rohan.

5. M. Debidour fait erreur (p. 248) en pensant que Garande fut délégué par la cour. Au contraire, c'est Rohan qui l'envoya à Hoc-

conclure le traité. Le canon tonnait la journée entière ; elle rencontrait Hocquincourt, « autant civil aux dames que fier aux ennemis », pendant la nuit. Un contemporain nous dit que ses beaux yeux ne furent pas inutiles ^ L'accommodement fut signé le 28 février. Le meilleur traitement était promis à Rohan et à sa famille 2. En échange, et bien qu'on ait mis en doute une affirmation formelle de Mademoiselle à ce sujet, Rohan donna à Hocquincourt sa parole d'être « inviolablement attaché » aux intérêts de Mazarin^.

Les Frondeurs crièrent à la trahison, et c'en était bien une. La résistance d'Angers faisait partie du plan de campagne imaginé par Monsieur. Il est vrai que la marche de Beaufort sur l'Anjou avait été retardée par le siège du Mans. Rohan allégua ce prétexte pour couvrir sa défection. Beaufort ne s'y laissa pas prendre et l'accusa de lâcheté et de mensonge^. Les chefs du mouvement ne

quincourt, puis à Le Tellier pour traiter (arch. AÛ\ étr., France 1482, fol. 83; Arthaud, p. 11).

1. C'est Jeure Millet, dans ses Mémoires inédits, qui raconte ces secrètes négociations, où le galant maréchal fut « ému des beaux yeux de Madame de Rohan » (Aix, bibl. Méjanes, ms. 5o2, fol. 324). Hocquincourt envoya d'ailleurs à Mazarin un récit officiel de ces conversations nocturnes (du camp devant Angers, le 26 février, à deux heures du matin : France 1482, fol. 90).

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