‹ Henry ArnauldChapitre 46 sur 267 · Debidour, p · texte numérisé non relu

Debidour, p

3. M. Debidour se refuse à croire aux engagements politiques pris par Rohan avec Mazarin (p. 254). Cependant, la lettre d'Hocquincourt à Mazarin, du 28 février, ne peut laisser aucun doute: M. de Rohan, écrit-il, « me témoigne et me donne sa parole d'être inviolablement attaché aux intérests de Leurs Majestez et très particulièrement à ceux de votre personne » (France 1482, fol. 91). Ce fut un serment bien vain.

4. L'ouvrage cité de M. d'Elbenne fait ressortir la fureur de Beaufort : «< Enfin, M. de Rohan nous a donné un plat de son mestier... Je m'estois tousjours bien douté qu'il ne me faisoit aprocher que pour faire son traité plus advantageusement » (lettres de Beaufort à Chavigny, ouyr. cité, p. 75, 76).

firent aucun mystère de leur indignation : « Monsieur et Mademoiselle ont répété que Rohan a commencé en Rohan et fini en Chabot ^ »

Le i*^*" mars, le gouverneur quitta la ville avec honneur, accompagné de sa famille et de ses amis 2. Le 29 février, Hocquincourt avait occupé Angers^; le 2 mars, il enleva les Ponts-de-Cé qui résistaient encore^. La victoire de Mazarin était complète.

Les articles de la capitulation accordaient aux rebelles une amnistie générale. Rohan qui, comme La Trémoilk en 1649, ne s'inquiétait guère plus des mutins que d'une arme hors d'usage, avait négligé d'insister sur l'étendue et la plénitude nécessaire de cette amnistie. Or, la régente nourrissait des pensées de vengeance contre les insurgés. Le rôle de Henry Arnauld allait commencer. Il avait souffert avec impatience et honte d'être réduit à l'inaction et de se trouver pendant un mois presque entier mêlé à la foule banale des prélats de cour^. Il exhorta la reine à user de clémence envers ses diocésains. L'on raconte qu'en déposant un jour l'hostie sur ses lèvres, il l'engagea à pardonner à ses ennemis comme le Christ crucifié avait pardonné. Malgré cet esprit de charité, il fut incapable de composer son visage lorsque les délégués du clergé d'Angers arrivèrent à Saumur, le 2 mars, pour complimenter le roi et l'assurer de leur soumission^. Il les reçut chez les

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