‹ Henry ArnauldChapitre 62 sur 267 · Hermant, Mémoires, t. î, p · texte numérisé non relu

Hermant, Mémoires, t. î, p

3. Voir Rapin, Mémoires, t. I, p. 38o et suiv.; [Du Pin], Histoire ecclésiastique du XVI I^ siècle, t. II, p. 178. La traduction de cette lettre latine est aussi dans Saint-Amour, p. 83-84. ^1^^ f^^ remise au pape le 10 juillet i65i (p. 96).

4. Nomm(i par brevet du 3o janvier 1649, ^^ n'avait été sacré que

ment public où le nouvel évêque prit rang dans la dispute jansénienne; son nom voisine déjà avec celui d'évêques à côté desquels nous le retrouverons dans la suite, tels Gondrin, archevêque de Sens, Choiseul, évêque de Cominges, et Vialart, évêque de Châlons, qui se permirent bien des écarts hors « du droit chemin ». Sa signature se rencontra enfin avec celle de Choart de Buzenval, évêque de Beauvais, qui, au contraire, semble avoir toujours réglé sa conduite sur celle de Henry Arnauld. Pavillon refusa de signer l'une et l'autre adresse, parce que, comme évêque, il se voit juge de ces matières et non partie ^ Henry Arnauld ne se trouve donc pas, en cette circonstance, d'accord avec Pavillon; l'événement est assez rare pour qu'il le faille noter.

L'adresse des onze évêques au pape fut aussitôt adressée au docteur Saint-Amoyr, qui faisait alors les affaires de Port-Royal à Rome. Il y était venu dès novembre i65o pour protester contre les actes de Nicolas Cornet; mais il n'était encore qu'envoyé officieux. Il avait quitté Rome à la fin d'avril i65i, avec l'intention de rentrer en France, lorsque, en juin, il apprit à Gênes que les évêques protestataires l'avaient choisi pour leur intermédiaire officiel. Il s'em^pressa de regagner la ville des papes, et y trouva en arrivant tout son courrier qui l'y avait devancé et dans lequel se trouvait la lettre des onze évêques à Innocent X^.

Dans cette affaire, Henry Arnauld ne s'était pas borné à donner son nom. Dans le « paquet » que reçut Saint- Amour se trouvaient trois lettres aux cardinaux d'Esté, Spada et Barberini, écrites par Tévêque d'Angers pour

le 29 juin i65o et n'avait fait son entrée dans sa ville épiscopale que le 16 novembre suivant.

1. Lettre de Nicolas Pavillon, évêque d'Alet, au curé de Saint- Nicolas-du-Chardonnet. S. 1. n. d. (vers juillet 1661), 8 p. in-40, p. 2.

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