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Hermant, Mémoires, t. II, p

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niers soupirs de la liberté ecclésiastique à demi mourante ^ » D'ailleurs, le pape, montrant aussitôt qu'il se rangeait aux délibérations de l'assemblée, mettait à l'index, le 23 avril, les mandements de Sens et de Cominges avec quantité d'ouvrages jansénistes^. Cette condamnation servait comme de préface au bref, daté du 29 septembre 1654, adressé par Innocent X aux membres de l'assemblée en réponse à leur lettre -^ C'est bien le premier acte papal où Jansénius soit directement réprouvé : « Doctrinam Jansenii in quinque propositionibus damnatam. »

Toute fière de ce succès, l'assemblée n'eut pas de peine à faire dresser une déclaration au roi. Malgré les objections de ceux qui voyaient dans le bref une atteinte faite aux antiques libertés de l'Eglise gallicane, le roi l'accepta sans restrictions (17 mai i655) et en ordonna l'enregistrement. Dans une lettre aux évêques (10 juin), l'assemblée prit sur elle non seulement d'ordonner la publication, mais encore la signature du bref à tous les membres du clergé. Dès le 17 avril 1654, Marca avait écrit à Bosquet que, pour amener à la condamnation de Jansénius les évêques dont les mandements n'avaient pas donné toute satisfaction, il n'y avait qu'un moyen : la signature des actes pontificaux ou celle d'un formulaire qui en renfermerait toute la substance; il se figurait déjà voir Henry Arnauld sommé de signer par son métropolitain, l'archevêque de Tours*.

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