‹ Henry Beck de la Compagnie de JésusChapitre 55 sur 82 · CHAPITRE NEUVIÈME. — ÉTUDES · texte numérisé non relu

CHAPITRE NEUVIÈME. — ÉTUDES

A un ami: « … Le croirais-tu? je deviens très pru- » dent. Mon allure est « piano » et j'irai du même » train toute cette année-ci. Plus tard, espérons-le, » il y aura moyen de galoper, de jouer de l’éperon » et de la cravache. La vie est si courte, il faut cepen- » dant en profiter. Il y a tant de bien à faire, ici et » ailleurs. Prie, mon brave H., pour que ton ami puisse » se dépenser sans mesure. C’est la vie, la belle, l’heu- » reuse, la seule digne de nous. Le reste n’est que » misère, saletés, sottises. » (24 décembre 1896.) — Voilà les choses de ce monde bien qualifiées; mais saint Paul avait été plus dur encore.

Pour finir, un spécimen de conseil à un ancien condisciple: «Allons! toi le philosophe... toi qui prô- » nais toujours la droite raison, n’entends-tu pas » qu'elle te dit qu'il est souverainement raisonnable » que sur les trois cent soixante-cinq jours que le bon » Dieu nous accorde chaque année, nous lui réser- » vions trois petites journées? Réponds à cela! Tu ne » parviendras pas à faire tenir sur ses pattes le moin- » dre syllogisme contre ce que J'ai dit. Et je n'ai pas » fini... car avec toi. je dis tout ce que me dicte » le cœur. J’ajoute donc que si, durant 1897, tu ne » fais pas une petite retraite, tu es un...disons un ca- » nard ou une poule mouillée. Il ne s’agit pas de » dire que tu es empêché. Cela peut arriver de temps » à autre, mais tu ne me feras pas croire que tu es » empêché pour les huit retraites de l’année(t) Je

Page 1