‹ Hépatisation pneumococcique terminée par gangrène pulmonaireChapitre 15 sur 20 · SAT AAA · texte numérisé non relu

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est comblée par une bouillie sanieuse, d’aspect sale et franchement gangreneux, exhalant une odeur très modérément fétide; ses limites sont peu précises, Cette cavité doit être considérée comme la plus ancienne ; d’autres plus petites, avec des caractères différents, semblent être des degrés divers et plus ou moins avancés du même processus. Un peu plus haut, et en dedans de la première, en est une autre, plus petite, de la dimension d’une grosse amande, remplie de détritus grisâtres et tapissée par une sorte de paroi blanchâtre, molle, se détachant facilement sous le scapel., Un peu plus bas, nouvelle petite caverne, semblable, située plus profondément. Enfin, disséminés dans quelques points du poumon, un certain nombre de noyaux, de la dimension d’un haricot environ, formés de débris grisâtres et constituant des espèces de plumasseaux de filasse, analogues au bourbillon d'un anthrax.

Ce sont de véritables noyaux qui n’ont pas encore abouti à la formation de cavernes ; il sont au nombre de 8 à 10, irrégulièrement disséminés, surtout dans le sommet du poumon.

Le poumon gauche est sain. Rien à signaler du côté des autres

organes,

Observation X

Cas de pneumonie du lobe gauche consécutive à la scarlaline, avec terminaison en abcès el qangrène.

Werner. Med. Cor. Bled. et Wurtlemberqg ærzel Ver Slutiqart, 1886.

Enfant de 10 ans, dont la sœur âgée de 9 ans, fit en février

une scarlatine avec légère attaque de rhumatisme articulaire,

Je A aigu. Cet enfant tomba malade le 17 mars; le lendemain je constatai : frisson, douleurs à la gorge, vomissements, dévoiement, coloration rouge des genoux, des pieds et des mains, grosse angine; température anale à 40°6.

Le 22, — Rougeur scarlatineuse évidente, grosses plaques à reflets bleuâtres ; température à 37°3 ; toux assez forte.

Le 23. — Pouls à 136, température à 41°; toux plus sèche et plus douloureuse, aggravation de l’état. Au sommet du pou- FES gauche, souffle bronchique très fort dans la région superépineuse.

Le 24.— On constate une matité absolue au sommet gauche ; pouls à 136, petit: température à 39°1.

Le 26 mars au soir. — La peau est sèche'et squameuse; la respiration rapide et pénible, la toux très douloureuse; le souffle s’est propagé vers le bas; l'abdomen est très météorisé ; le pouls est à 140: la température à 40°6.

Le 27 mars. — On note à gauche un bruit tympanique, presque de pot fêlé, et quelques craquements. La situation reste à peu près la même jusqu'au 4 avril. le pouls de plus en plus faible oscillant de 120 à 140, la température de 37°8 à 40°8.

Le 4, — Aggravation évidente, affaiblissement progressif; haleine et crachats horriblement fétides, orthopnée.

Mort le 8 avril au soir.

Aulopsie quarante heures après la mort. — A l’ouverture du thorax, on tombe avec le bistouri, sous la cinquième côte, sur une caverne, d’où s’échappent sous tension modérée, des gaz horriblement fétides. La partie inférieure de la cavité thoracique, à gauche, est pleine d’un liquide sale, blanc jaunâtre, dont la quantité est d’un demi-litre environ; le lobe inférieur baigne

dans le liquide. L'intérieur de la caverne est un peu inégal et

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