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ret un, terminé par pneumothorax, et Béhier en rapporte deux dans sa Clinique.
« La gangrène serait-elle plus commune en Angleterre? On serait tenté de le croire si l’on se fiait au dire de Hughes qui sur 200 autopsies de pneumoniques aprait trouvé 28 cas de gangrène. De ce résultat un peu surprenant, il faut au moins retenir que plusieurs de ces cas sont survenus pendant une épidémie de grippe (6 notamment en une seule semaine) (Guys. Hospil. Reports (1848). »
L'auteur cite enfin l’opinion du professeur Leyden qui tient aussi pour réelle la terminaison de la pneumonie par gangrène, et il donne l'observation publiée par ce dernier (Berl. K1. Wochens.), 1879, n° 20).
Dans un autre article dece même Dictionnaire, Strans étudie la question tant controversée du rôle que joue la pneumonie dans la production de la gangrène du poumon. Îlest d’avis qu’il faut renoncer à l’opinion de Broussais, d’après lequel le sphacèle était invariablement la suite d’une inflammation excessive et qu’il était toujours possible de prévenir cette fâcheuse terminaison de l’inflammation par un traitement antiphlogistique énergique.
Il cite Graves pour qui « certains états de la constitution tendent à convertir en gangrène toutes les inflammations, et cela indépendamment du travail phlegmasi. que local » puis Jaccoud qui dans son commentaire à la leçon clinique de Graves sur la gangrène du poumon, s'exprime de la même façon : « Dans tous les cas,el quelle
que soit la nature de l’inflammation qui précède la
gangrène, la mortification du tissu pulmonaire est com-
plètement indépendante de l’intensité du processus in-
flammatoire. L’inflammation en elle-même, etabstraction
faite des circonstances au milieu desquelles elle se développe, ne peu devenir une cause de sphacèle que lorsqu’elle détermine un gonflement assez considérable pour produire l'étranglement. Or comme cette condition n’est pas réalisable dans le parenchyme du poumon. il en résulte que la gangrène pulmonaire par suite d’inflammation est absolument inadmissible. C’est dans l’état constitutionnel du sujet, dans l'influence persistante des maladies antérieures qu'il a subies, et peutêtre aussi comme ie veut Graves, dans une constitution médicale particulière, qu’il faut rechercher la cause de ce redoutable accident. »
Cornil et Ranvier, dans leur Manuel d’Histologie pathologique, admettent que « la gangrène diffuse peut survenir à la fin d’une pneumonie fibrineuse aiguë au troisième degré. Chez le cheval, c’est une terminaison commune de la pneumonie; la grangrène est alors le résultat de la coagulation de la fibrine dans les vaisseaux. Chez l’homme, cette forme de gangrène est quelquefois la conséquence de l’oblitération d’une branche
volumineuse de l’artère pulmonaire par embolie ».
En 1886, à la Société des Sciences Médicales de Lyon, .
M. Honnorat, interne des hôpitaux de cette ville, apporte un cas de gangrène pulmonaire consécutive à une pneumonie aiguë ; il insiste sur le peu de fétidité des crachats, « sur le peu de fracas, la bénignité relative des
pneumonies terminées par gangrène ».
À propos de cette observation, M.R. Tripier constate tout l'intérêt qu’elle présente ; il pense néanmoins que « la gangrène pulmonaire est moins rare qu’on pourrait le croire; elle peut passer inaperçue si on ne la recherche pas à l’autopsie, car elle ne se révèle pas toujours par de la fétidité de l’haleine et de l’expectoration. Elle est primitive ou secondaire : la première forme se localise par foyer, et la seconde est massive. S'il est souvent difficile de déterminer ces deux espèces, dans le cas de M. Honnorai, par exemple, la pneumonie est-elle primitive ou non? M. Tripier pense que la gangrène est réellement consécutive à la pneumonie, car elle est massive, superficielle, et siège vers le sommet.
Le Dicfionnaire des Sciences Médicales (1888) s’exprime ainsi: la terminaison-de la pneumonie franche par gangrène n'est pas acceptée par tous les auteurs: plusieurs (parmi lesquels Lépine) tendent à croire que les faits décrits sous ce nom soni en réalité des cas de gangrène primitive à forme pneumonique. Il cite Jurgensen, pour qui la gangrène survient lorsque par une cause quelconque, les vaisseaux d’une partie du poumon hépatisé viennent à s’oblitérer, et que le tissu pulmonaire nécrosé se trouve en présence des bactéries de la putréfaction.
En 1903 à la Société de Chirurgie de Paris, M. Lejars rapporte un cas de gangrène pulmonaire consécutive à une pneumonie franche aiguë, et observée par M. le
D: Szczypiorski. A propos de ce cas, pour lequel on avait fait une résection costrale, nous trouvons une dis-
px 16 Le cussion de MM. Lejars, Tuffier, Bazy, et Monod, rela-
tive au traitement chirurgical de cette lésion.
Les auteurs anglais admettent la terminaison de a.
pneumonie aiguë par gangrène, tout en constatant que c'est une variété (D' Walste). À
Une enquête, faite par le « Comité collectif d’investigation », sur 1.065 cas, ne trouve que deux fois la terminaison par gangrène, Les deux malades étaient vieux, et Pun était alcoolique (Hurges et Coupland).
Quant à à nos auteurs les plus récents, ils parlent peu ‘ de la gangrène pulmonaire complication de la pneumonie, complication que la plupart d’entre eux mettent en doute.
« La gangrène pulmonaire complique très rarement la pneumonie vraie, qu’il faut se garder de confondre avec la gangrène pulmonaire à forme pneumonique » (Debove et Sallard).
< La gangrène pulmonaire est une complication très rare de la pneumonie et l’on peut même se demander s’il ne s’agissait pas, dans les cas observés, de gangrène pulmonaire à forme pneumonique » (Landouzy et Griffon).
Netter nie l’origine pneumonique et la gangrène pulmonaire, mais admet la possibilité de son début par une broncho-pneumonie ; d’après lui il serait plus fréquent encore d’observer les gangrènes à la suite de la pneumonie disséquante de Stokes, Rindfleisch, Hutinel et L. Proust. |
Pour Mosny, il est des causes générales : maladies
infectieuses, intoxications, maladies dyscrasiques, pré-
MT disposant à la gangrène pulmonaire, mais le plus grand nombre, sinon toutes, n’agissent que par l’intermédiaire d’une lésion pulmonaire, laquelle est souvent la pneumonie.
Enfin Dieulafoy admet que la pneumonie lobaire et surtout la pneumonie Ilobulaire peuvent se terminer par gangrène. Il trouve dans la débilitation antérieure
du sujet par l'alcoolisme, le diabète, l’aliénation, les
. processus infectieux, la raison de cette terminaison.
Nargéot : 2