‹ Hépatite amibienne chroniqueChapitre 4 sur 10 · DÉSIR · texte numérisé non relu

DÉSIR

Les points phréniques sont nets : point xyphoïdien droit, pas de points parasternaux, point sterno-mastoïdien droit, rien à gauche. L'épaule droite est un peu douloureuse au palper. ur

. Les poumons : Le malade tousse, mais ne crache pas. À la pereussion la submalile de la base droite est nette la respira- Lion y est également un peu diminuée; on ne constate aucun râle.

Les autres organes sont normaux. La rate n’est pas accessible à la palpitaiion. |

.Urines un peu forcées, ni sucre, ni albumine, ni pigments biliaires mais urobiline en quantité notable.

Évolulion: Le malade dès son entrée reçoit une médication d'agression consistant en 4 piqûres d'émétine de 0,08 cenligrammes, avec recherche de l'état de la tension artérielle ew qui resle normale. Le syndrome dysentérique s'améliore en 48 heures — puis trois séries d'éméline de 0,04, puis 0,06, — 0,08, trois piqûres à chaque série, avec dans l'intervalle une injection de 0,30 de 914 selon la technique de M. Ravaut.

Le 28 avril après 3 piqûres de 914 et 0,86 d’émétine l’état est considérablement amélioré. La submatité de la base droite a disparu, le foie n’est pas douloureux le point phrénique xiphoïdien droit persiste encore, le point sterno-mastoïdien à disparu L'urobiline est en quantité très faible.

Pendant le séjour de ce malade à hôpital on pratique :

1° Un examen de sang qui montre une éosinophilie nelle.

2° Ün examen radioscopique culs de sac coslto-ciaphragmaliques clairs, mobiles des deux côtés. L'onibre hépalophrénique examinée de face et de profil présente un éontour régulief el est exempte de voussure. Après distension gazeuse

du gros inteslin on voit que le lobe gauche du foie forme une

ne

montré que ce malade était porteur d’une hépatite chronique amibienne, le traitement par l’éméline ayant amélioré ses manifestations hépatiques aussi rapidement que ses manifestations inteslinales.

saillie qui déborde l'ombre vertébrale el dont la limite est relativement nelle.

De profil, la saillie signalée sur le lobe gauche du foie se

projette à la parlie antérieure de l’abdomen.

En résumé, il s’agit donc d’un malade dysentérique chez lequel la dysenterie amibienne a évolué pendant plus de vingt ans sans aucun trailement spécifique et qui au cours deces vingt années, en 1905 et en 1916, a présenté des réaclions hépatiques qui n’ont jamais eu

aucune tendance à la suppuration. L'examen nous a

Étude clinique

À la période d'étal, on observe au cours de l’hépalite amibienne chronique trois signes cardinaux :

« Ce sont les manifestations hépaliques proprement dites, les signes de réaction pleuro-pulmonaire au nivéau de la base droile et les symplômes d'irradiation phrénique que lraduit surtout la douleur de l'épaule ». (Paisseau et Hutinel.) |

Phénomènes hépatiques : Ceux-ci sont le plus souvent discrets à la période d'état. Les malades se plaignent d’une sensation de gêne, de pesanteur douloureuse dans l'hypocondre droit exagérée par les mouvements et la toux. Dans quelques cas les phénomènes douloureux sont plus accusés, il s’agil alors d’un véritable point de côté hépatique siégeant soit en avant au niveau du lobe gauche, soil en arrière s’accompagnant d’une respiration diminuée au niveau de la base droite. Nous verrons du reste que ces manifestalions aiguës sont surtout caractéristiques au moment des poussées évolutives de la

maladie,

AO

L'état du foie est en général difficilement appréciable. S'il déborde les fausses côles, c’est seulement d'un ou deux lravers de doigt; on ne conslale presque jamais une augmentation sensible de l'organe. C’est celle absence de l'hypertrophie de l'organe qui ajoutée aux autres symptômes permet de séparer celle hépatique chronique, des congeslions hépaliques observées au cours de l’amibiase et de certaines formes à évolution lente décrites par M. Ravaul sous le nom de gros foies bosselées amibiens. /

Les stigmates d'insuffisance hépatique n'ont pu être recherchés au cours de lhépalite chronique ; le seul symplôme que nous ayons pu relever est l’urobilinurie “qui très netle chez notre malade, a rétrocédé en même temps que s’amélioraient les autres signes hépatiques sous l'influence du traitement.

Enfin si la palpalion du foie montre que fréquemment il n'est pas augmenté de volume, elle met encore en évidence un autre signe inporlant, c’est l'absence de douleur vive en un point localisé. Ravautet Charpin insistent avec jusle raison sur la douleur exquise, bien limilée que l’on observe au cours des abcès du foie. Dans l'hépatite chronique la douleur est diffuse, siégeant en avant ou en arrière el prédominant dans les points où l'organe est le plus facilement accessible, Dye pochondre droit et région épigastrique.

La douleur à l'épaule droile est un symptôme sur lequel tous-les malades insistent d'une manière cons-

tante. Celle douleur se présente rarement sous forme

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