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urines. L'épreuve de la P. S. P. par voie intraveineuse donne une élimination de 20 % dans le premier quart d'heure et de 60 % en deux heures.
Le 4 mars, l'épreuve de concentration de Volhard donne une densité urinaire atteignant 1.018 et l’épreuve de la dilution, pratiquée le lendemain, une concentration minima à 1.002.
La malade quitte l’hôpital le 6 mars.
La malade est revue le 18 juin 1937 en parfaite santé. Un examen urinaire pratiqué ne révèle pas d’albuminurie : le culot urinaire ne montre ni globules rouges ni cylindres urinaires.
Le 10 juillet, l’urée sanguine est à 0 gr. 49 avec constante d’Ambard à 0,097.
L'épreuve de la P.S. P. par voie intramusculaire donne, au bout de soixante-dix minutes, une élimination de 38 %.
La malade est envoyée à Evian pour faire une cure hydrominérale.
Le 24 août, un examen ne montre ni albumine, ni cy-
lindres, ni hématies. L'épreuve de concentration donne une densité urinaire atteignant 1.017.
+ La malade est revue le 31 octobre 1937. Elle n’accuse aucun trouble et son état général est parfait. La pression artérielle est à 10,5-7. L'examen des urines ne décèle ni albumine, ni cylindres, ni hématies. L’urée sanguine est à 0 gr. 38 avec constante d’Ambard à 0,11. L'épreuve de la P. S. P. par voie intraveineuse donne une élimination de 30 ° dans le premier quart d’heure et en une heure dix minutes de 70 %.
Dans ce cas, l’anurie fut le symptôme majeur de la néphrite à la suite d’inhalation de tétrachlorure de carbone. Les diagnostics les plus variés furent soulevés au moment de la période anurique : calcul, compression, causes toxi-
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infectieuses. C’est seulement par un interrogatoire minutieux qu’on put déceler la cause de cette anurie.
La néphrite bien que d’allure grave tant cliniquement que biologiquement évolua en 26 jours vers la guérison. Neuf mois après l’accident, le fonctionnement rénal était redevenu presque normal.
OBSERVATION III (Observation VI de la thèse de TirrTcHEFF)
H..., âgé de 30 ans, cantonnier, entre à l'Hôpital Cochin le 14 avril 1936, avec le diagnostic d’anurie.
Le 6 avril, 1l a été exposé pendant 30 minutes environ à l’inhalation de CCI provenant d’un extincteur d’incendie non hermétiquement clos. L’ouvrier n’a ressenti alors qu’une odeur désagréable et quelques picotements de la gorge.
Le surlendemain, apparaissent des douleurs abdominales et lombaires sans trouble de la miction.
Le 3 jour de l’intoxication, le malade cesse son travail et au 4€ jour, il n’urine plus et n’en ressent pas le besoin. Les douleurs ont cessé.
Il entre à l’hôpital le 8€ jour et dès l’entrée, un sondage ne ramène que quelques gouttes d'urine.
Le 15 avril, 9 jour de la maladie, la diurèse est toujours aussi minime : quelques gouttes d’urine. On ne constate aucune anomalie au toucher rectal ni à la palpation lomboabdominale : il n’y a pas de calcul urétéral.
Les poumons sont normaux.
Le cœur est normal, la tension artérielle est à 16,5 /8.
Il n’y a pas de fièvre.
L’azotémie est à 2 gr. 47.
Dans la nuit, le malade est pris d’une crise d’œdème aigu du poumon qui cède à une saignée de 300 centimètres cubes suivie d’une injection intraveineuse d’ouabaïne et complétée
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le lendemain matin d’une nouvelle saignée de 200 centimètres cubes.
Il n’y a toujours le lendemain que quelques centimètres cubes d’urines dont l’examen microscopique montre :
— quelques globules rouges ;
— des leucocytes ;
— des cylindres granulo-graisseux.
La tension artérielle est à 19,5 /8.
L’azotémie atteint 2 gr. 59.
La réserve alcaline est de 31 volumes 6.
Le 17 avril, on pratique une nouvelle saignée de 300 centimètres cubes, et des injections intraveineuses de sérum bicarbonaté ; le malade absorbe d’abondantes boissons bicarbonatées.
A 22 heures, on pratique une nouvelle saignée de 200 centimètres cubes.
La mort survient dans la nuit à 1 heure du matin, le 17 avril, 11€ jour de l’intoxication.
L’autopsie judiciaire pratiquée plusieurs jours après montra :
— une congestion intense des poumons,
— un foie volumineux et congestionné,
— des reins volumineux, gorgés de sang et se décortiquant mal.
Il n’y avait rien de notable aux autres viscères.
L'examen histologique n’a pas été fait.
OBSERVATION IV (M. Guriserr, rapporté par M. Duvorr, 9 octobre 1928)
M..., âgé de 25 à 30 ans, opérateur de cinéma, procède dans la nuit du 14 au 45 janvier 1932, au nettoyage de films à l’aide d’une solution de tétrachlorure de carbone, dans une pièce non aérée. [Il est pris au bout de 24 heures des
\ premiers symptômes : c’est une sensation de malaise général qui est ressentie pendant 5 jours, s’accompagnant de troubles digestifs. Le 6€ jour après l’intoxication, le malade entre à l'hôpital Saint-Joseph avec le diagnostic d’ictère.
Il présente alors un ictère léger colorant la peau et les muqueuses, avec congestion conjonctivale et larmoiement, signes d’irritation des muqueuses respiratoires :enrouement, toux quinteuse.
La diarrhée et les vomissements des premiers jours persistent. L'examen montre alors un foie augmenté de volume débordant de un travers de doigt le rebord des fausses côtes. Jl y a des signes de bronchite diffuse. Le cœur est normal : la tension artérieile est à 17/11.
La température est à 3702.
Le pouls bat à 72 à la minute.
Le malade n’émet alors que quelques centimètres cubes d’une urine foncée qui contient des pigments bihaires et une quantité notable d’albumine.
Le 22 janvier, 7€ jour de la maladie, 1l semble se produire une légère rémission :
— cessation des vomissements et de la diarrhée,
— diminution de la toux,
— atténuation de l’ictère. ;
Mais l’oligurie persiste à 250 centimètres cubes avec albuminurie. L’on note des troubles nerveux : légère angoisse avec agitation et insomnie et même une crise convulsive généralisée apparaît suivie d’un demi coma qui ne cède qu’à une saignée abondante. L’urée sanguine est alors à 3 gr. 28.
Le lendemain, 23 janvier, 8€ jour de la maladie, l’état général s'aggrave progressivement, et les signes de grave urémie se confirment : diarrhée et vomissements réapparaissent, l’agitation a fait place à la somnolence et à la prostration.
Des signes de défaillance cardiaque surviennent : hépato-
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L'on mégalie douloureuse, œdème pulmonaire et œdèmes périphériques.
L’azotémie atteint 8 gr. 36 le 29 janvier. e
Le pouls est accéléré à 120.
La température est subnormale à 3708.
Par contre, la diurèse est meilleure, à 4 litre le 28 janvier, mais la concentration de l’urée urinaire est seulement à 13 grammes 0/60.
L'examen hématoiogique montre une anémie à 2.700.000 avec leucopénie à 2.500 et polynucléose neutrophile à JE
La mort survient le 29 janvier, au 142 jour de l’intoxication.
L’autopsie judiciaire ordonnée montre des signes d’œdème pulmonaire, un gros foie d'aspect cirrhotique, de gros reins rouges avec capsule adhérente et dégénérescence du parenchyme rénal à la coupe. Du fait des altérations cadavériques, l'examen histologique a seulement permis de montrer des amas leucocytaires au niveau des glomérules.