‹ Herculanum et Pompéi (volume 3)Chapitre 21 sur 22 · SERIE DES BRONZES · texte numérisé non relu

SERIE DES BRONZES

On a joint à cette planche une petite lampe de terre dont le disque offre l'image d'une cigogne, emblème de la Piété filiale; car les anciens croyaient que cet oiseau est nourri par ses petits après qu'il les a élevés (1 ) : c'est pourquoi la Piété était représentée avec un gouvernail dans une main, une corne d'abondance dans l'autre, et une cigogne à ses pieds (2). Peut-être cette lampe fut- .elle destinée à récompenser le dévouement d'un fils, les Romains ayant souvent consacré de pareils monuments au souvenir des belles actions et des sentiments généreux (3).

Cette planche contient le bizarre candélabre, soutenu" par trois jambes d'homme, auquel nous faisons allusion dans notre aperçu de l'histoire des candélabres (4).

(l)Polyb.,40;Plin.,X, 32;Aris- p. 42 et seqq. ; Anton. Agostin.

tôt., Hist. anim., IX, 20. Dial., p. 32 et seqq.

(2) Montfauc, tom. I, tab. 102. (4) Voy. p. 12.

(3) Fulv. Orsin., Famil. roman.,

Le petit bouclier en croissant {lunala pelta) qui a été ajouté à cette planche parait n'être qu'un débris de quelque monument dont il faisait un des ornements extérieurs. Il est décoré d'un portrait, de deux flambeaux et de deux têtes de griffon; mais son peu de grandeur ne permet guère de supposer que ce soit un bouclier votif.

Aux deux candélabres de bronze, dont le fût imite la tige des arbustes ou des roseaux, corps des premiers ustensiles de ce genre, on a joint un petit meuble qui forme un double support de lampes, propre à être posé sur une table.

Une plinthe triangulaire est soutenue par trois griffes de lion : les parties latérales ont à peu près la forme de la face d'un chapiteau ionique avec ses gousses, et sont ornées d'un petit masque qui paraît être une figure égyptienne. A l'un des angles de cette plinthe s'élève un arbuste à écorce lisse qui pourrait bien être un figuier, et dont les deux branches principales soutiennent deux plateaux propres à porter deux petites lampes.

On voit un double candélabre du môme genre à la planche 28 , et un autre encore au Musée secret, pi. 53.

Nousavons ajoutéici une petite lampe de terre cuite, précieuse par les particularités du bas-relief dont elle est ornée. Ce bas-relief représente un gladiateur que l'on reconnaît pour un rétiaire à la fascina, c'est-à-dire au trident qu'il tient de la main droite (1), à la tunique

(l) Martial., V, 25; Juven., II, iA3.

TROISIKMK Sl^lRlK. '217

courte dont il est revi-tu (1), au ])onnet (pilcus ou galerns) qui lui garantit la tète (2), à son visage entièrement découvert (3), au poignard qu'il tient de la main gauche (4), et enfin à la draperie qu'il porte sur le bras gauche, et qui ne peut être qu'un fdet (5) avec une corde roulée pour le lancer plus facilement [spira). L'ennemi du rétiaire était le mirmillon, auquel on donnait encore le nom de Gaulois, et qui portait sur le cimier de son casque l'image d'un poisson : c'est pourquoi le rétiaire, en le poursuivant, lui criait : (■(. Ce n'est pas à toi quej'en veux, Gaulois; j'en veux à ton poisson : pourquoi me fuis-tu?» Non te, Galle, pelo; piscem peto, cur me fugis (6)?

Pittacus , l'un des sept sages de la Grèce , commandant l'armée des Lesbiens, avait donné l'exemple de cette manière de combattre dans l'espèce de duel où il tua Phrynon , général des Athéniens : le Lesbien portait sous son bouclier un filet dans lequel il enveloppa son ennemi (7).

Quand le rétiaire se trouvait à portée de l'ennemi, il jetait son filet pour l'embarrasser dans les replis des cordes et le tuer à coups de trident ou de poignard. S'il le manquait, il prenait la fuite à son tour, jusqu'à ce qu'il eût disposé de nouveau son piège (8). C'e^t pourquoi le mirmiilon s'appelait secutor{9).

Il y a fort peu demonumentsantiquesoù l'on trouve la figure d'un rétiaire (10), eldanschacun on regrette l'absence de l'un ou de l'autre des attributs que notre bas-relief montre tous au compjet , ce qui donne àcelui-ci un prix Irès-élevé aux yeuxdes véritables an tiquaires.

(l)Juven., VIII, 207. p. 000 et 896; Polyeii., I, 2:).

(2) Id., VIII, 208. (8) Juven., VIII,"200 et soqq.

(3)Sueton., Claiid., iji. (9) Isidor., Oriyin., XVIIl, 0.%;

(4) Valer. Maxim., I, 7, 8. Sucton., Caliy., ;jO; Artoinidor., II,

(o) Juven., loc. citât., et scol. 33; Dio., LXXil, 19.

(6) Festus, s. v. lietiarius. (iO)JMatïei, Ainpliilh., I, 11,73;

(7) Laert., I, i, 1 ; Strah., XHI. liuon.irotti, Mrd., tav. I i, n. M. 3" SérÎH. — Bronzes. 28

Nous avons ajouté ici deux petites lampes déterre cuite, La première offre, sur sa poignée triangulaire, deux coqs et une palmette, et sur son disque une espèce d'étoile. Comme nous l'avons démontré pour une lampe analogue , elle peut avoir été consacrée au Soleil.

Sur la seconde, on trouve un bas-relief digne d'intérêt. Deux Victoires ailées supportent en l'air un bouclier entouré d'une couronne de chêne , avec cette inscription noble et simple :

OB. CIVIS. SERVATOS.

" Pour avoir sauvé dos citoyens. »

En dessous est un autel orné d'un bucranè et de deux guirlandes, et flanqué de deux arbustes qui paraissent être des lauriers.

Ce monument rappelle, au premier coup d'oeil, une des plus belles institutions de l'ancienne Rome, la couronne civique décernée à un simple citoyen, parce qu'il avait sauvé un citoyen comme lui (1). Et en effet, comme souvenir de cette loi encore franchement appliquée, on trouve une médaille de Lépidus, avec ces lettres : H. 0. C. S., c'est-à-dire Hostem Occidit, Civem Servavit, « Il a tué un ennemi, il a sauvé un citoyen. » Mais que Ton ne s'y trompe pas, une institution si vi'ritablementrépublicainenepouvaitsurvivre à la liberté de Rome; et notre monument se rapporte à une époque où, comme toutes les parties de la vieille constitution, cette loi aussi avait été corrompue, détournée au profit de ceux qui avaient absorbé en eux seuls toute la cité et môme tout l'univers connu. Aux empereurs seuls se décernait alors la couronne civique avec la légende Ob cives servatos (2). On portait solennellement cette marque d'honneur, onlarépétaitde tou-

(i) Pline, XYl, i; Aul. (iell.,V,(i. seqq.;Tacit.,>l?m., III. 51 ;XII.3I; (2) Gupei-., Apot/i.hom., p.2ir; ot XV. 12 ; Plin., XVI, A.

tes parts, le jour deleurs iïinérailles triomphales e t de Icurapolliéose ; et de leur vivant même on peignait la couronne et on gravait Tinscription sur les boucliers votifs [clypei) suspendus dans les temples. Or, comme les lauriers qui entourent notre autel ne sont point des arbres funèbres, nous pouvons dire hardiment que c'est à la cérémonie de l'inauguration d'un de ces boucliers, en faveur d'Auguste, ou môme de Caligula (1), que notre lampe se rapporte. Ce qui avait commencé par nous apparaître comme un sou venir héroïque devient ainsi le monument d'une plate adulation : telle est la marche de l'histoire. Les philologues auront remarqué l'orthographe civis pour cives ; du temps de Cicéron, Ve long s'écrivait ei; sous Auguste, on emptoyaitl'i allongé, comme le prouventles médailles de cet empereur et les tables d'Ancyre, et depuis on s'est servi de Ve : néanmoins, les trois orthographes se sont employées presque indifféremment pendant tout le reste des temps de l'empire (2).

Outre le beau candélabre décrit à la page 20, cette planche renferme encore le dessin d'un autre candélabre de bronze, dont le fût imite la tige d'une plante liliacée. On y voit aussi un fragment de marbre qui paraît provenir d'un monument de même genre. C'est un tronc formé de feuillages collés les uns sur les autres , à peu près comme celui du palmier. De deux en deux rangs de feuilles, les entre-croisements sont remplis par de petites grappes formées de cinq baies assemblées d'une manière fort gracieuse.

(l)Bie,/Ywm.,tab.riietsoqq.;Mo- (2)Noris, Cenofapfi. /'/*■., diss.

l'eu., Aug. ,t?ib. 16, n. 27 ; Gl'Calig. , IV, 4. tub. 4.

220 BROJVZES.

PLANCHE 28 ( marquée par erreur 33 ) .

Le beau Silènequi forme lesujet principal de cette planche est accompagné de deux autres petits candélabres. Le premier a pour fût un roseau noueux, pour pieds trois racines, et pour soutiens de son disque trois branches de ce même végétal : il se rapporte au genre rustique dont nous avons parlé à la page 11 du texte.

L'autreestforméd'uneplinthe carrée soutenue par les quatrepieds d'un animal du genre bisulque, et sans doute d'un bœuf, emblème de force et de stabilité. Sur cette base s'élève , à côté d'une grosse souche d'arbre, le tronc plus léger d'un arbuste qui, d'après ses feuilles, parait être un jeune chêne, dont le sommet soutient un plateau. Ce bronze a été trouvé k Herculanum, en 17G4.

{comprise par erreur dans l'explîcaùon générale des candélabres).

Sur la droite de cetteplanche,etàlaparlie supérieure, se trouvent deux vases d'une forme toute particulière, dont on voit le plan et le profil. Leur configuration, la position latérale de l'anneau qui leur sertd'anse, leurouverturesupérieure en entonnoir, le peu de largeur de l'autre ouverture, qui est trop petite pour contenir une mèche, et qui se trouve à l'extrémité d'un bec recourbé, tout indique que cène sont point là deux lampes , mais deux ustensiles destinés à verser rhuile dans les lampes mêmes. De pareils ustensiles se trouvent déjà dans les collections, et ont été décrits parles archéologues; mais on lésa pris pour des vases de cuisine, ou bien on a déclaré qu'il était impossible d'en déterminer Fusage. Pour nous, nous n'hésitons pas are-

ts: N

connaïirelHnfiindibiUum{i},guttus{2),iti/usoriumousuffusorium (3), sTrîyuffiç, décrit par les anciens, et classé par eux parmi les vases à mettre l'huile, rasa olearia. La forme de ce vase résultait sans doute de l'emploi que l'on avait faitprimilivement de cornesde bœuf poury conserverl'huile (i) ; d'oùla dénomination gullus corneus{ô). Sur l'un de ces gullus se trouve en relief la figure d'un gladiateur fort bien posé et nettement dessiné. Peut-être était-ce la marque du fabricant.

A la partie inférieure de la planche on voit le plan et le profil d'une lampe circulaire à douze becs, d'un très-beau travail, ornée d'une couronne de feuilles de chêne et de glands. Deux traverses qui se croisent au milieu du cercle servaient sans doute pour suspendre la lampe. On sait que le chêne était consacré à Jupiter (6), à Gérés (7), à Bacchus (8) et àRhéa (9). Les Arcadiens se croyaient sortis de la terre comme des chênes, ou issus d'une Dryade, nymphe qui animait un chêne (10) ; et ils révéraient cet arbre qui les avait longtemps nourris de ses fruits. Il y a donc, dans tout emploi que les décorateurs font du feuillage et des fruits du chêne , dans les guirlandes et les couronnes de chêne, dans la couronne civique ellemême, une allusion aux vertus et à la simplicité du premier âge.

Les deux dernières figures de la partie supérieure , à droite , représentent un fragment de terre cuite qui ne peut être autre chose qu'une lampe à quatorze becs : c'est le morceau de ce genre le plus pnrfaitquel'on trouve dansles collections. Ellealaforme d'une barqueantique. Ony remarque quatre traverses qui figurent sans doute \eslranslra (11), lesquels ne sont point proprement les sièges des ra-

(1) Gat., de Re ruslic, X, 1, et Pha^dr., III, 17.

XIII, 3. (7) Virg., Georg., I, 3i9.

(2) Varr., Lhig. lat., IV, i). 31. (8) Eurip., Bacch., 108. (3)Zacchar., IV, 2, [^2. (9) Apollon., l, IJ^2i.

(4) Horat., Senn., II, -2, 01 . (1'^) Pausan., VIII, 4 ot i2; Lyco-

(5) Martial., Epigr., XIV, 5-2. phrou., 480 61482. {())PluVàvc\i., de £sucurn.\)A)\)3; (11) Fest., in Transtni.

^ITl BRONZES.

meurs (ôpîvoi), mais bien les pièces de bois qui sont mises en travers (transcundo) (1), d'un bord à l'autre du navire. Sans doute, les quatorze mèches fig-urent quatorze rames, et par conséquent quatorze ou au moins sept rameurs, aux({uels trois bancs ne pourraient sulfire. Il faut remarquer que les navires des anciens, surtout quand ils n'avaientqu'un rang de rames, étaient rarement pontés : on pourrait conclure le contraire de l'inspection de cette lampe ; mais cela vient uniquement de ce qu'il a fallu pratiquer, pour le réservoir d'huile, une cavité que l'on remplissait par trois orifices.

{cnmprsic par erreur dans Vexplicalion générale des candélabres)..

Cette lampe pensile à neuf becs, représentée soiis deux aspects différents, est remarquable par la délicatesse du travail, par les trois an ses où elle était suspendue, en même temps qu'elle avait une poignée pour la transporter^ et enfin par les dix masques qui lui servent d'ornement et qui peuvent faire supposer qu'elle était destinée à un théâtre, à une salle de festins, à une chapelle de Uacchus.

RUe est du genre que les Grecs appelaient TroXuixuçoç, à plusieurs becs, et sa construction rappelle cet épigramme où Martial assigne à la fois, et la dérivation du mot lucerna (de lux, lumière), et l'usage de ces lampes polymyxes dans les festins :

lllustrem quum tota meiscon.vivi;t flumniis, Totque gerani niyxas, una lucerna vocor.

« Éclairant de mes feux un festin tout entier, et couronnée d'un si grand « nombre de flammes, je ne suis pourtant qu'une seule lampe. »

Elle r;q)pelle aussi les comiques lamentations de cet avare, donk

(l)Voss., Llipn. in Transira.

TROISIEME SÉRIE. j-j.-j

parle Libanius (1), lequel s\'tait vu forcé crallunier à son iestin de noces « une énorme lampe, ayant tout autour un large canal plein d'huile vomissant des feux de toutes parts, et produisant une lueur pareille à celle d'un bûcher! »

Ce qu'il y a de plus remarquable dans un ustensile aussi compliqué et d'une structure aussi légère, c'est que la matière n'est pas le bronzeoutoutautremétal, mais la simple et pauvre argile. Ilest certain que pour éclairer les fenêtres (2), les portes(3), les vestibules (V), les boutiques (5), les faites des temples (6) , les thermes et les autres lieux publics (7), les lampes déterre prévalurent longtemps sur celles de bronze, àcausedu bas prixdes premières et de la facilité avec laquelle on pouvait s'en procurer partout (7). De même la vaisselle de terre fut longtemps préférée à celle de métal pourl'usage de la table, à cause des inconvénients hygiéniques qu'offrent les vases de cuivre et même ceux d'argent. C'estaussi ce que rapporte Vitruve(9) : Quamvis omneshabeantexstruclasvasorumargenteorinnmensaSftamen fictîlibus propter saporisinlegritalemutuntur, « Quoique tous (les riches) aient des services de table complets en vaisselle d'argent, ils se servent cependant de vases d'argile, parce que ceux-ci n'altèrent point le goût desliqueurs ou des mets. » Comme les anciens peuples de l'Italie ne connaissaient point l'artd'étamer le bronze, la terre cuite devait être d'un usage encore plus universelsous la république et tantqucdura l'empire deslois somptuaires, lesquelles, sous le nom de suppellectile, ne comprennent point un seul vase ouustensiled'argent(lO).Siplus tard on rougissait, comme le prétendJuvénal(ll), dene point possé-

(1) Declam., XXXIX, p. 836. Lips., Elect., I, 3.

(-2) Pers., Sat., Y, 180. (8) Martial., XI, 1-2; XII, Vi.

(3) Juven., Sat., XII. (9) De Archit., VHI, 7.

(4) Petron., 30. (10) Paul.,in, rfe5M/)./e^.;Cels. {^)Tertu\\., deIdoL,V'y,Apol,;3:\. Vli; Papin., IX.

(G) Lact. Firm., VI, 3. (il) Sat., III, 1G8. (7) Passeri, Luc. Fict., \, pr. § 15;

224 lillONZES.

der de vaisselle d'argent, on ne rougissait probablement point de se servirencoredecellede terre, ainsique l'indique le passagedeVitruve. D'ailleurs, l'argile fut conservée pour les sacrifices (1), soit à cause de l'attachement de tous les cultes au matériel de leurs rites primitifs (2), soit simplementcomme un souvenir do la vénérable rusticité des premiers temps : souvenir qui remontait bien haut en effet, puisque la roue du potier est mentionnée dans Homère (3).

Agathocle avait aussi conservé l'habitude de se servir de vases d'argile; mais son motif était un sentiment encore plus noble peutêtre que le respect de l'antiquité : arrivé sur le trône, il ne voulait point oublier qu'il était fils d'un potier (V).

Du reste, la délicatesse du travail, dont on voit un exemple dans notre lampe, pouvait faire de la poterie de terre elle-même un objet de grand luxe. Selon Pline (5), certains vases d'argile coûtèrent plus que ces fameux vases murrhins sur le compte desquels les antiquaires se sont tellement partagés, que l'on ne peut décider s'ils étaient d'onyx, de porcelaine , ou s'il y en eut de ces deux espèces.

On a représenté sur les deux côtés de la planche, en plan et de profil, deux petits bronzes monolychnes. Le premier est remarquable par un travail assez curieux , quoique le dessin vu en plan offre quelque chose de bizarre qui n'existe plus dans la perspective. L'autre, d'une composition plus correcte et d'un travail encore plus achevé, a sa poignée en forme de coquille surmontée d'une boule ou d'une perle produite par la coquille même ; peut-être était-elle consacrée à Vénus marine (6). Elle se distingue surtout par un couvercle muni d'une charnière et d'un très-petit bouton, à l'aide duquel

(1) \Rn\,deLmg. lat.,3i]Gïc.^ II, 1, 2.

Paradox., 3;id., delSat. deor.,lU, (3) Iliad., ^, 600 et 601 .

17; Juven., VII, 343; Apul.,.4/9o/., (4) Auson. , Epifjr., H.

Page 1