‹ Herculanum et Pompéi (volume 4)Chapitre 3 sur 17 · XX. (îi) Macrobe, Sal., 1, 19 ; Nicoma · texte numérisé non relu

XX. (îi) Macrobe, Sal., 1, 19 ; Nicoma

(2) Macrobe, Sai., I, 19; Fui- que dans Boëce, «/c ,17ms., V. ^ence , Mtjth., 1,14. {())}iomère, Hijinn. à Merc.;Yiv-

(3) Pausanias, V, 14; Plutarque, gile, ,1in., VI, 043; Horace, Odes, de Mus., p. 1131. m, 11.

DEUXIÈME SÉRIE. l.",

et cela en riionueur des sept Pléiades, dont iMaia, mère de Mercure, faisait partie. Ceux qui lui en ont donné neuf, l'ont fait en l'honneur des neuf Muses. Timothée en éleva le nombre jusqu'à onze (i). La lyre que l'on voit dans notre peinture a aussi onie cordes. Elle ressemble par sa forme à la plupart de celles qui ont été conservées dans les monuments antiques, ou dont les auteurs ont donné des descriptions (a) . Il y en avait pourtant de triangulaires, et dans la lettre de Generib. Music, attribuée à saint Jérôme, la lyre est désignée par un A qui renferme vingt- ([uatre cordes (3). Les anciens employaient les deux mains j^our toucher les cordes de la lyre ; la droite tenait le plectrum et produisait un son que l'on appelait intus caiiere , chanter en dedans ; la gauche n'avait recours qu'aux doigts, et le son obtenu de cette manière s'appelait au contraire/bm cancre, chanter en dehors. Cicéron parle d'un Aspendius, célèbre joueur de lyre, qui obtenait avec la main gauche ces deux résultats distincts, et il paraîtrait que les Romains donnaient aux voleurs adroits et qui savaient cacher leur jeu, le nom à'ylspendii citharistœ (4).

L'architecture qui forme le fond du tableau, et dont l'exécution ne répond pas à celle des figures, se retrouve encore dans la planche suivante. Cette circonstance ne

(1) Paiisanias, Ilf, 1. [:i)'è\^onJliscell.Her.An(.,\).<i2.

(2) Philostrate, //«., X, liv. I ; la (-i) Boulenger, rfe Theat.,\\, 39; Chausse, Thes.Her. 4n<.,t. II, sect. Cicéron, in Verr., I, 20; Asconius, TV, P. IV et V. in Verr., 1,20.

16 PlilINTURES.

permet pas de douter que ees deux peintures, dont les dimensions sont les mêmes, et qui d'ailleurs ont été trouvées dans le même lieu, n'aient entre elles un rapport quelconque; mais il n'est pas aussi facile de décider si le l'oiul, qui leur est commun, a un rapport avec les sujets. Il existait dans les iS'(?/7to (l'enclos du Champ de Mars) (i) deux beauxgroupes, l'un d'AclnlleetdeCliiron,rautrede Pan etd'Olympe, que les Romains devaientau ciseau d'un sculpteur de la Grèce. On a pensé que nos deux peintures pouvaient très-bien être des copies de ces groupes : la finesse du goût et le mérite de l'exécution donnent assez de poids à cette hypothèse. De plus le Musée de Florence contient une pierre précieuse où l'on voit un groupe parfoitement semblable à celui-ci. Et il est permis de croire que notre peinture et la pierre précieuse ont été faites toutes deux d'après le groupe grec, mais seulement de deux points de vue différents. Le peintre qui, par un scrupule de modestie, voidait indiquer la source où il avait puisé le sujet de ses deux tableaux, aura donné pour fond à cette peinture et à celle de la planche suivante, l'architecture elle-même des Septa. Cette interprétation n'est pas dénuée de vraisemblance; cependant on peut dire encore de l'ornement qui forme le fond de ces deux tableaux, connne de toutes les décorations d "architecture et de toutes les arabesques peintes sur les murailles des édifices découverts dans les fouilles, qu'il

(1) Pline, XXXVI, 5.

A Bifu-chcc, dci' ct-^

I |l l'ied ,

DKi \iK\ir. sp.i'.ir.. 17

n'avait (l'antre motil ({lie le caprioo de l'artiste, (.l'autre but que de recevoir et d'encadrer des groupes ou des figures isolées, et d'autre rapport avec le sujet que celui de la symétrie et de l'ajustement.

Les deux médaillons qui sont au-dessous du tableau n'ont pas été trouvés aAeclui , et n'ont, par conséquent, rien de commun avec Achille ni avec le Centaure. Ils représentent deux bacchants : le premier tient d'une main une torche (i), et de l'autre un instrument qui lui sert peut-être à en attiser la flamme. Le second porte un ruban ou une bandelette destiné à exprimer l'allégresse, et un thyrsc, véritable attribut de Bacchus et de son cortège (2).

Parmi les belles peintures de Polygnote que l'on voyait à Delphes, il s'en trouvait une qui représentait le satjre Marsyas, assis sur une ])ierre, et enseignant au jeune Olympe l'art déjouer de la flûte (3). Notre tableau exprime le même sujet : il est d'un travail exquis et ne le cède en rien au précédent.

Marsyas était fds d'Eagre (4) ou d'Iagnide (5) : on connaît son habileté à jouer de la flûte et le supplice horri])le qui lui tut infligé par Apollon en punition de son or-

{i)B\ionaioU\, Triomphe dr Bac- 00; èctiv wpai'ou y.ai aùkîv oioac-Ao-

chus, p. i71. [Aô'vou a/^uocl/Mv. Pausanias, X, 30.

(2) Buonarolti, loc. cit., p. i.Ci. (i) Hyginus, Fah., 165.

(3) 'Ettiv ÈTCi 7T£Tsa; y.ifJc:;daEvo; (.">)Plutarqiie, f/e /T/h.svc, p. 1 133.

2' Sério. — Peintures. 3

IS PKIMIKKS.

gueil. Ilinail poiii' élèvcei pour nini \ain(isiiis] OUnipe, jeune Mysien, fils de Aléoii. y\\\\ \écut avant la gueri'e de Troie (i). Philostrate (2) a représenté avec des couleurs gracieuses ce beau jeune homme, s'exerçant à chanter et à jouer de la flûte, au milieu de la foule amoureuse des satyres, qui, en l'absence de Marsyas, l'entourent et le regardent d'un air lascif. On le voit, dans Ovide, pleul'er avec eux la mort et la défaite de son maître chéri :

Flerunt

Et satyri fratres, et tune quoque clams Olympvs Ci).

Marsyas inventa (4) ou tlu moins perfectionna la flûte, ([uedans ce cas il auraitrecue d'Iagnide (5). 11 paraitmême que ce satyre aurait été le premier à transporter sur la flûte à un seul tuyau, connue chez les Latins sous le nom de tibia, toute l'harmonie de la flûte de Pan, qui se composait de plusieurs tuyaux et que l'on apiwhntfîstula (6). Olympe mit à profit les leçons de son illustre maître, et contribua aussi à perfectionner la flûte (7). Nous avons parlé dans l'explication île la planche précédente, d'un texte de Pline, dii(|uel il résulterait qu'on voyait à Rome

(1) Suidas, in verbo HuvauXîov. (T[ Suidas, in verbo "CXuairoç.

(2) I , /«?., 20 et 2 1 . l'our les diverses sortes de flûtes

(3) Ovide, Mëlam., W. v. .iii:!. connues j);ir les anciens et tous les (-4) fas^, VI , Gi); Athénée, ]\. détails relatifs à cet instrument,

p. 18-4. voir Meursius et Bartholin, qui en

(3) Apulée, Florid., 1; l'ausanias, ont traité rx professa , et la Chaus-

X, 30. se, Mus. Hom., I. II. s. IV. pi. I

(()) Uioiloie. III. r)S. et II.

-^hia

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