WiL». iû
}a pieu. de. Jw.{><îc h."'1
S ; R dLt ,-î
3> - ,ȕ*vf sAa' 1? ( 4*
jUA
MWcgS©S51M® 0
Pi'l 'j ; P 2$,**"
H- T f w 0 . ■ if , 1 ;
^ç-UU’» t '.-'V $t!, '■ ■» î-
C > J'! te. ->
eu «V VH ^Ar •
K - /jfl.ajvj! f;H4
ikt '«4-4
3r(,Ao
as ,/A
^ ( I rs »//î *t-a * 39 / 4"?
DEUXIÈME SÉRIE
En se déterminant pour cette scène de Térence, il faudrait accepter comme un fait désormais incontestable que les personnages jeunes de la comédie romaine ne portaient point de masque.
Les deux vieillards assis aux deux côtes de la scène, demi-nus, mais les jambes et le dos enveloppés dans un grand manteau blanc et tenant à la main chacun une branche de vigne, doivent être deux auteurs comiques, plutôt que des éditeurs des jeux ou de simples spectateurs : carie bâton pastoral est l’emblème de la comedie. Cette conjecture est appuyée surtout de l’autorité du savant Visconti, qui, dans deux figures assises, toutes semblables à celles-ci, a vu et fait reconnaître indubitablement un Ménandre et un Speusippe. Cette explication, une fois admise, cadrerait bien mieux avec la scène de Térence qu’avec celle de Plaute : car le Soldat fanfaron de celui-ci (Miles gloriosus) n’a qu’un seul auteur; tandis que X Eunuque, imité du grec, peut être «attribué à la fois à Ménandre et à Térence, lesquels seraient avec raison placés en regard, aux deux côtés de la scène finale de leur commun chef-d’œuvre.
Cette précieuse mosaïque a été placée ici parmi les peintures, à cause de l’analogie du sujet qu elle représente avec les scènes comiques et tragiques des planches qui suivent ou qui précèdent celle-ci. Nous avons
PEINTURES
voulu rassembler en un seul faisceau tout ce qui se rapporte au théâtre ancien.
Quatre personnages masqués, et montés sur une sorte de théâtre, sont occupés à exécuter un morceau de mu^ sique. A la droite du tableau, un homme, fort attentif au bruit mesuré qu’il produit, frotte avec l’extrémité de ses doigts la peau d’un tympanum du genre de ceux que nous appelons tambours de basque. Vient ensuite une femme qui tâche d’accorder le cliquetis de ses petites cymbales ou crotales avec les battements du tambourin. Une seconde femme, dont le masque est plus jeune, joue d’une double flûte ; et enfin, un petit garçon se tient prêt à souffler dans une espèce de cornet. Pauvre musique, sans doute ! mais les attitudes de toutes ces figures sont pleines d’expression et de franchise : leurs draperies sont traitées avec une ampleur remarquable.
Tout le travail de cette mosaïque est fait de petits parallélipipèdes d’une pâte vitreuse factice, ainsi que l’ont prouvé le mosaïste Luchini et l’auteur des Ruines de Pompéi (i); pâte dont les couleurs sont d’une vivacité admirable et la finesse extraordinaire : les traits des feuillages à l’entour des masques, ceux des cheveux et des paupières, sont d’une subtilité telle, qu’ils échappent au regard qui veut les détailler. Ce qui ajoute encore au prix de ce monument, c’est le nom de l’ar-
(i) Mazois, Ruines de Pompéi , t. II, p. 80. Voy. aussi notre 6e série,
Mosaïques , introduction.
tx . c=
^O^Cxh- oLo.. / V/f
'MftZxxt $
'~hlLlt s^tr . Su . %y> ’i) aJla /, i/i
ikA £? *3 »*/£
fTi a 2
Ç>\ U'^-5 jf'
M j? fut d\ S c» ri J. ( * <•
WoA x . £2,1- ,V .
14aJ^, y y !?. foj * .
^ !Af>i >&MJ />cUt^ <£l?2 j
A-v\1^a\&, />\ri'(rr)j'1 C/n^'C-aJ 'Tû,4* èAU* ^ '^3? f. 'j üa +
5t,t(2|iOc)( U<V w<j; 3'?, jai, JJTj -éaJzJu. 'fauxL
?»*f , •* «••• ^ ?: PlfflTORES.
twJiW» ^Un*f . ’ 7
,y / arne , , £T1Æ , >XU^k> - ^
flAU+M- fXOvUt/i wj
)nüx
V I U1 Irtiz/tf Y ^ ^ >
7?. P. 3io/fc <2>
)ie v ^Kf o V v b :
Si th <wOv o^- '
<*-*" ’üo’v' di ^ftvVv^A)
2cU- v (U.'Uo
H o \J , fh \ J ' c ^
p I le
R>^ 4^; ^ UV
<jV<A £ ,1. * *'J\
*i, 1 p.n 5dj. p‘2-a
~TZa
T CM "F ETAIT A . èT* "PTe P. 86
POMÏEIAîtA. 2.Pe PP T. 85.
., i /'?<s*/t4c*ï£- st-o ss
, lW*W^ofe. 'J\>- j -'2> <*• 6 1 *8 JO , '?2S . Cp-2*
^iao CV,L^I' .<jiV.- ‘
*Î2tc1i . -j • ’*— ^ j> '
Cl . l)^ D (YnC^'OU-ï ^w«* ■^#ï® \ v •
Vo»i 0 job Tt\epW ‘ 1as->’Us , f . ^ •' >
[\A(Xn 9 ' g û*- "O y/>'*
g \4 fi, \U 1^4? , lS^ .c^ IX. o (H au- \«UqA®l pi
(T^ jkju U-pjW-
iJjuuc, - t v PiéH 'P'
Û<1 c=A-> f>-i ^ Gxvv .iux^j 4-A «wn
Xcu| a L I
Co-t CCc
Z Ov. lo V. jT. A N/ ' Jt »
Fcd-H-d* ÉUJe/^eij ‘ÏS"?
DEUXIÈME SERIE
tiste, écrit en lettres noires à la gauche et à la partie supérieure du tableau : AIOSK.OYPIAHE SAMIOS ETTOIHSE Dioscorich S'amien fecit. Ce nom, inconnu jusqu’ici, enrichit le catalogue des artistes grecs qui ont cultivé cette branche de l’art. Les anciens ont apprécié comme nous le mérite du chef-d’œuvre de Dioscoride; car, selon l’illustre Winkelmann, une belle fresque, trouvée en 1759 dans les ruines de Stabia, n’est qu’une copie de la mosaïque de Pompéi.
La vignette représente trois masques, pris dans des fragments de fresque. Le premier est un masque de femme peint sur fond vert : il est d’une pâleur extreme, comme celui du principal rôle de femme de toutes les tragédies (1); les cheveux sont blonds et chargés de l’ornement d’or appelé oncos (oyxoç) (2).
Ce grand masque est flanqué de deux plus petits, l’un satirique et l’autre d’une expression comique; ce dernier était destiné à un danseur, puisqu’il a la bouche fermée.
L’action représentée dans la partie supérieure de cette planche appartient, sans aucun doute, au théâtre des
(1) Kukri. ad Poil., segm. iü3, (2) Poil., IV, i33;Scalig., Poet., n. 36; Cie., Epist VII, 6. I, 16.
PEINTURES
anciens, et très- probablement à une de leurs tragédies. Mais il a péri un si grand nombre de ces drames, qu’il serait téméraire d’assigner positivement telle ou telle scène parmi celles qui nous sont parvenues. S’il est permis cependant de hasarder quelque conjecture à cet égard, il semble que l’attitude, la disposition, le costume des personnages, s’adaptent assez bien à la scène de X Œdipe roi, de Sophocle, dans laquelle Jocaste interroge les bergers dePolybe. La teinte pâle et verdâtre qui couvre les traits de cette femme indique l’horreur inspirée par le récit d’un grand crime, par la découverte d’un épouvantable mystère. .
Quant au deuxième tableau, il appartient plutôt au drame comique ou satirique. Ces deux personnages sont certainement deux magiciennes de quelque nation barbare, telles qu’on les représentait sur la scène. Toutes deux ont des pieds de cheval : on voit que la superstition qui prête aux puissances infernales les extrémités postérieures d’un quadrupède remonte à des traditions assez anciennes. Il y avait, du reste, une nation scythe, connue sous le nom d’Hippopodes, à laquelle peuvent appartenir ces deux êtres bizarres.
L’une des magiciennes tient en main une aiguière, et l’autre porte une petite momie : ce dernier emblème, tout égyptien, n’est cependant point en complet désaccord avec l*hypothèse précédente. En effet, Colchos était une colonie égyptienne, et ce pays, fameux d’ailleurs dans les annales de la magie, appartenait à la Sarmatie :
j J o.**t kb. >&, Z
Lxti \ >uaifcA A^w~ __pp*ptr p. ^ ^
f4 WJ
/"» 6iuZm'-; T**»f*++. ( i friV)
p. z9°/ • i * ÿ*Àx£.. f~UdL fr'C.t'zC
'Dua. h i 2 oSï
PEINTURES
'-rec^
V (HCrf-Ut. W.
C (XoL.,y (
/VSg '»» fè 5 , 4g
(tï '7hcxj^g£i % zï ) |
v>< /B. /ui . U .
S^cav. IV p,</ 7
5^iü s pjur, f. i^
7n/3 . jV 7k v, -4 j “PP^
'ùùf)\
Ut } ? >*
,A v V, n.v, fc. ^ Lw^ ,wj ? a*A
p ^3 ^OWA \l> b p'* /f
4/m XV* MVrt.e's ; •- \ -
du^i. /sc*/ 1 . . : k
Cu ZAaÂjC 1A.+
M>6 ■ 5^ ZrVM
û ’fvitJL étji. )
À X XViu j Z
CjtiZ^n, to p. //
/" • /i'iG L.V X t'f-H* fi.L '-t*-
Adc -BoucAe//
(igà’îr) p . 2i)eiLb .a
— > (gJE^SS®^ J\, ■srsss® „ sossy® 3ë)S 3S‘ïg"WIg'\S,®,S
{i'dn ^ ~( ( Ytyev/J? fdd/t Z!gre*)e$£ada/£ &
■fi (V M.v ( t>sc • (> '4o
'7 \ «55 owt Itvj Povw J >•< »■'- )
.<? A* Çt-t (Uÿ
VcUïp'J (u£) ^2, Jl?
ypilà '.v £«'. d Ç<-c/ , S"
! fW U <:• >;«V\»iC> AA*C* 5 s WOrl*- . t| **• ç>l^ -Kl,,-, £
CJ&fl'C’ , 'owpti TT, f * I '4 ; ViQ'fy, ' *5 , S ,sr'J>'1' 3 3-4- ' 20
-iy'e,,. s vl r<V'>fth J)
i jUj ( tinJot^ucU p “2. ( '0"v> &
DEUXIÈME SERIE. «5
or la Sarmatie a été confondue quelquefois avec d’autres parties des rivages du Pont, telles que la Scythie ou le pays des Hippopodes (i).
Une maison de Pompéi , séparée par une rue étroite de l’édifice appelé Maison du Questeur, était décorée d’une foule de peintures que l’indécence du sujet a fait placer dans le Musée secret. Le devant de cette maison était un thermopolium , une espèce de cabaret; et une chambre de ce cabaret a fourni, parmi beaucoup de dessins de la nature de ceux dont nous venons de parler, deux fresques intéressantes sous le rapport des usages domestiques, dont elles nous révèlent quelques nouveaux secrets.
La première nous présente une espèce de chariot fort ingénieusement construit, dont les anciens se servaient pour transporter le vin. C’est, à proprement parler, une outre immense, soutenue par un brancard et portée sur quatre roues. Les chevaux, débarrassés d’un joug assez bizarrement construit, sont à demi dételés; et deux hommes sont occupés à remplir de vin des amphores ou diotci à la base pointue : ces sortes de cruches se trouvent fréquemment à Pompéi; on en a même
(f) Dionys. Periegetes.
2e Série. — Peintures.
ffO y ■ ^ ry
J x 'ÏC i /
CO
PEINTURES
vu quelques-unes encore fixées dans le sol, où l’on enfonçait leur pointe pour les mettre debout. Un tuyau de cuir, qui part du derrière de la voiture, forme un des pieds de l’outre ; et c’est par le moyen de ce conduit , ouvert et fermé à volonté, et peut-être garni d’un robinet, que l’on transvase le liquide. Par devant, on voit au contraire le col de cette grande peau d’animal ferme par une ligature : c’est probablement l’orifice par où on la remplit. L’outre se désenfle à mesure qu’elle se vide: et, au peu de tension du cuir, on voit qu elle a déjà perdu une partie de son contenu. Cette petite scène industrielle, instructive peut-être pour nos pays vignobles où l’on manque très-souvent de futailles, est rendue avec assez d’adresse et de vérité.
Le second sujet est une réunion de buveurs. Deux des quatre convives sont revêtus d’un costume étrange, ‘que l’on ne s’attendait certes pas à retrouver dans l’antiquité, mais qui a été fort longtemps à la mode dans le moyen âge, et qui est encore porté par les matelots et les pêcheurs de quelques côtes de l’Italie : c’est une espèce de manteau ou de surtout à capuchon. La symétrie avec laquelle ces deux figures sont placées relativement aux autres peut porter à croire que ce sont deux femmes. L’un des convives, qui a la tête découverte, fait un geste de commandement : c’est sans doute le roi du festin ou de la réunion. Les trois autres se servent, pourboire, de cornes ou de coupes très-allongées, comme nous en avons déjà vu quel-
âiï mw‘ w®r?xm:i
>r^LcbLk.
I Ou» f . ,
î>ory,Lu <* ^
"\7î V H , 'lO
l \j. i-Rj^U.
I o^cô ^î^',r»vH U
/V,n in* 9 1 'M
^wîscL >?'3
tk'*> If 02
95 0 l-Tw Ihc^
^'Ao“ ai t/- s\/Sz) 5t<» c'ro û^v.-Ua^R
\)i'jt t/oV , K6 tJ
T,yv<^u , Oc*c 1 2 4 m.?. ~SJ~, AI
T y t F)y*tja