‹ Herculanum et Pompéi (volume 5)Chapitre 2 sur 28 · TT · texte numérisé non relu

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DEUXIÈME SÉRIE. 7

à la compagne de ses dangers la dépouille du monstre,, tandis que les frères d’Althée, retirés à l’écart, mais à portée de l’entendre, s’indignent de cet hommage et méditent le larcin qui doit leur coûter la vie.

Le fond de la scène est occupé par une montagne stérile et par un bosquet entouré d’un mur, à l’angle duquel

s’élève sur une colonne dorique une statue de Diane Phas-

célide, Phosphoros ou Lucifère, pareille à celle que nous venons de voir dans le Sacrifice d’Iphigénie. Cette statue a sans doute été dressée, alors que les Calydoniens ont voulu apaiser la fureur de la déesse, qui ne se trouvait point convenablement honorée par OEnée. Assis sur un siège de marbre à scabellum, au milieu de toute la composition, ayant à sa ceinture l’éphaptide ouïe petit manteau de pourpre qui convient au fils d’un monarque, Méléagre offre dans sa taille et sa stature cette grandeur idéale que l’on prête aux héros. Atalante, debout près de lui et 1 écoutant, rappelle trait pour trait l’esquisse tracée par Ovide (i) :

Talis eratcultu faciès, qualn dicere vere Virgineam in puero, puerilem in .virgine posses,

lelle était sa beauté que dans un jeune homme ou l’eût trouvée digne d’une vierge, et que dans une vierge on la trouvait un peu male. »

(i) loc. cit., 322 et 323.

8 PEINTURES

Il faut remarquer cependant ce chapeau, dont Ovide ne parle pas, et qui est vert, bordé d’or : la tunique est blanche, le pallium bleu céleste, bordé de vert, et les sandales sont attachées par des courroies jaunes.

Quant aux deux frères d’Althée, l’un porte un piléuni jaunâtre, et une draperie violette; l’autre une draperie bleue.

Une querelle d’amants s’est élevée entre le dieu des combats et l’épouse de Vulcain. Fatigué de trop longs refus ou d’un caprice dont il n’a pas compris le charme, Mars s’est assis à l’écart, boudeur et stupide comme un héros qu’il est : ses yeux, fixés dans le vide, ne regardent plus son amante d’hier, son ennemie maintenant; il n’a qu’une pensée, le dépit; ou plutôt il ne pense pas, il cuve sa colère. L’expression de cette figure et le modelé de tout le corps sont irréprochables. Vénus, de son côté, semble comprendre que la lutte a duré trop longtemps, et que, pour assurer sa victoire, il est à propos de céder : enveloppée d’une large draperie violette, et le torse couvert seulement d’une étoffe transparente, elle se rapproche, mais elle voudrait bien n’en point avoir l’air; elle regarde son amant irrité, mais elle feint encore de détourner les yeux. Puis, dans cette démarche, voyez comme elle est contrainte et poussée, malgré tous ses

PEINTURES

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