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PEINTURES
C’est ainsi que les Romains plaçaient un bâton ou un fouet dans la main des dieux. Averritnci , qui détournaient les maux et les ennuis : images consolantes , que l’on trouve souvent dans les mythes les plus anciens! Isis, également couronnée de lotus, tient à la main un serpent, emblème de ses mystères et de son influence sur la santé des hommes. Peut-être, d’après cela, cette petite fresque n’est-elle qu’un ex-voto. Isis, la divinité myrionyme (qui a dix mille noms), est représentée ici avec un visage barbu comme le dieu Lu nus (i), et comme la Vénus barbata , qui était adorée dans l’île de Cypre (2). Les deux divinités ont sur les épaules une espèce de collet rabattu, et Isis porte la coiffure égyptienne. Entre elles se trouve un petit autel ou une espèce de candélabre supportant un vase.
Dans le deuxième fragment, Isis est une femme, et Osiris a la tête d’un vieillard barbu : il est couronné de lierre, plante qui lui est consacrée ainsi qu’à Baechus (3). Tous deux portent, outre le roseau, un objet qu’il est difficile de distinguer : peut-être est-ce le tau isiaque, la croix garnie d’une anse ( crux ansata ) (4). Les deux divinités sont vêtues à peu près comme dans l’autre fragment : mais Isis a, de plus, cette espèce de robe en treillis qui, prétend-on, était l’emblème de la liaison et
(1) Spot), Mise. erud. Ant. (3) Diod., I, 17.
(a) Serv., Æn ., II, 63a; S nid. in (4) La Chausse, tom. I, sccl 2, ’Acppocérr,. tab. 42.