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DEUXIÈME SÉRIE
les Latins colopodia et formœ (i). Les vases contiennent sans doute les diverses couleurs pour peindre les chaussures, et surtout Y at rament uni sutorium , le cirage de ce temps-là (2).
double flûte, ainsi qu’on le faisait, soit que les deux flûtes fussent entièrement séparées, soit qu’elles se trouvassentréuniesen uneseuleembouchure (3). On voità ces deux flûtesles petits entonnoirs ajoutés sur les trous, que l’on bouchait avec les doigts pour varier les tons; mais l’enfant n’en fait point usage, et joue pour ainsi dire à vide, c’est-à-dire, qu’il ne produit que deux sons tout au plus (4). Un autre enfant danse avec le premier au son de cette musique, en tenant un petit bâton sur l’épaule.
Des deux Génies du second cadre, l’un porte sur l’épaule gauche un bâton qui grossit et se fend peut-être vers le bout; c’est ou un balancier ou une espèce de crotale. Son compagnon joue de la lyre, et danse en même temps : la danse, chez les anciens, n’était qu’une partie de la musique (5).
Un Génie souffle à la fois dans les deux tuyaux d’une
(1) Horat., Sat II, 3, 106, et ibi Comment.; Ulpian., ad Icg. Aquil.,
Chrys. . Homil., 27.
(3) Averan. in Anthol., dissert. LX
(4) Barthol., de Tib. Vçter I, 5.
(5) Poli., IV, i3.
(2) Plin., XXXV, 10 ; I). Johann.
2e Série. — Peintures.
PEINTURES
Deux petits menuisiers sont occupés à scier un bout de planche sur le bord de l’établi à tréteaux : on y voit le crampon de fer qui sert à fixer les objets pour les travailler. Par terre gît un marteau, près d’une cassette contenant sans doute les autres outils. Sur une espèce de console, un vase à l’huile ou à la colle. Le collège auquel présidaient ces Génies n’était pas la moins puissante des corporations de Rome : il comprenait les tignaires , les centonaires , les dendrophores , les dolabraires et les scalaires (1).
Il n’est pas aussi aisé de déterminer l’occupation à laquelle se livrent les trois personnages qui figurent dans le second cadre. A la première vue , la machine autour de laquelle ils sont réunis paraît être un métier de tisserand. Mais on ne voit pas trop ce que font ces deux enfants des deux navettes suspendues qu’ils ont saisies; et la peinture tout entière est en trop mauvais état pour que l’on puisse comprendre la construction de cette machine, destinée certainement à quelque travail de fdage ou de tissage, mais dont la forme générale s’éloigne fort de tout ce que nous connaissons en ce genre. La
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