‹ Herculanum et Pompéi (volume 5)Chapitre 5 sur 28 · OM · texte numérisé non relu

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Deuxième série.

ployer quelquefois, comme l’ont fait, dans les temps modernes, André de! Sarto, Polydore, Jean d’Udine et le Poeetti.

Le sujet est obscur et d’une interprétation difficile, sinon impossible. Au milieu de cette plaine entourée de rochers, un pâtre, qui n’a d’autre vêtement qu’une peau velue, présente à la nymphe, sa compagne, un serpent enlacé autour de son bâton pastoral. La jeune femme ne porte qu’une large draperie, qui ne cache aucune des parties de son beau torse ; elle est chaussée de derni-bottines de cuir liées sur le cou-de-pied, et sa couronne est une légère guirlande de lierre qui indique clairement une bacchante. Son geste, son regard, et le mouvement de sa main droite, indiquent l’horreur que lui inspire le reptile qu’elle s’apprête cependant à saisir. On sait que les bacchantes devaient chercher elles-mêmes dans la campagne et apprivoiser à force de soins les serpents non venimeux que l’on plaçait dans le ceste mystique. Mais la peinture qui nous occupe offre une particularité singulière : que dire de cette colonne, ou plutôt de ce grand mât, qui s’élève entrequelquespierresau milieu de la plaine, et autourduquel la bacchante a passé son bras gauche, attitude qui, du reste, n’est point d’accord avec la distance qui règne entre ses pieds et la base du mât, à moins qu’on ne suppose celui-ci fortement penché en avant? Peut-être toute cette disposition, cette machine, si l’on peut parler ainsi, tient-elle à quelque fait mythologique, à quelque usage religieux, à quelque anecdote, enfin, que le pein-

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tre à voulu représenter, et dont le récit d’ailletirs n’est point parvenu jusqu’à nous.

Nous sommes entrés déjà (i) dans quelques détails relatifs à l’histoire de Méléagre et d’Atalante, qui a fourni encore le sujet de ce tableau. Nous ne les répéterons point ici. On remarquera seulement l’absence des deux frères d’Althée, qui peut-être sont censés sur le côté, en vue de nos deux personnages : car ceux-ci ne s’occupent point l’un de l’autre, et tiennent leurs regards fixés, d’un air sérieux et presque menaçant, sur un point situé hors du cadre.

Le héros calydonien a des cothurnes jaunes et une éphaptide de pourpre violette avec une bordure noirâtre. La belle Atalante porte un manteau jaune sur une tunique verte, relevée par une double ceinture : elle a des sandales et un chapeau à peu près semblable à celui que lui a donné l’autre peintre.

Cette composition est d’une étrange froideur, et l’on y remarque plusieurs fautes de dessin : les plus saillantes se trouvent dans la disposition du genou gauche du héros, relativement aux jambes de sa compagne, dans la

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