‹ Herculanum et Pompéi (volume 5)Chapitre 9 sur 28 · Î, ST · texte numérisé non relu

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DEUXIÈME SÉRIE

Tl y a pour chaque genre une optique spéciale, un idéal particulier, approprié à ses moyens d’exécution : convention classique, si l’on veut, cette convention a enfanté des séries non interrompues de chefs-d’œuvre. Le système de facilité, de grâce, de mollesse, propre aux artistes de la renaissance, qui ont pétri le marbre comme la cire, a aussi produit les siens : mais ceux-ci sont à l’antique ce qu’est l’idylle à l’épopée.

La vignette contient trois fragments de fresque qui ornaient sans doute des corniches ou des lambris : deux lions, un aigle aux ailes éployées et un griffon.

Là comparaison de cette peinture avec le bas-relief

cessant. Elle offrirait l’occasion de mettre en présence les procédés des deux arts et leurs moyens d’exécution et

fondées sur ces conditions matérielles : il y a là toute

ceux qui ne pensent pas que l’art doive jamais tendre à la reproduction identique de la nature. L’espacequi nous est accordé ici ne nous permet que d’indiquer ce sujet de recherches et de méditations.

des teintes, ont permis à l’auteur de la fresque de

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de la planche précédente serait un objet d’étude inté-

d’effet; de fixer leur idéal et leurs conventions propres,

une thèse d’esthétique qui sera facilement devinée par

L’emploi des couleurs, la dégradation des ombres et

2' Série. — Peintures.

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PEINTURES

s’éloigner plus que le sculpteur de l’emblème ou du type allégorique, pour faire un pas , un seul, vers la réalité. Toujours les mêmes attributs, mais autrement disposés; les poses plus complexes, plus mouvementées, les détails plus fortement accusés, l’expression des physionomies plus agitée : un reste de la fureur du combat sur celle de Persée; la crainte encore, l’étonnement aussi, et déjà un commencement de bonheur dans les traits d’Andromède; des draperies même (l’éphaptide pourpre du héros, le pallium jaunâtre de la vierge), qui se ressentent dans leurs plis de l’agitation des personnages; une Méduse plus lugubre; le monstre enfin rejeté dans la perspective, ce qui de l’autre côté était impossible! Le peintre a choisi, quant à ce dernier personnage, la tradition qui lui convenait le mieux : les uns le disent pétrifié; les autres le font périr sous les coups de la harpé; et selon Pausanias, on voyait encore à Joppé une fontaine dans laquelle Persée, tout couvert du sang du monstre, était venu se laver, et dont les eaux avaient conservé une teinte rougeâtre. Pline dit aussi que le squelette du monstre marin fut apporté à Rome par Scaurus; ce qui suppose que l’on ne croyait pas qu’il eut été pétrifié tout entier. Les deux opinions pourraient se concilier : frappé d’abord du glaive recourbé , puis pétrifié par le regard de Méduse, l’animal aurait succombé à la fois par le courage de Persée et par son talisman magique. Quoi qu’il en soit, le sculpteur semble avoiradopté latradition la plus convenable à son art : le peintre, celle qu’il devait

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