‹ Herculanum et PompéiChapitre 20 sur 30 · V . 3 . P . 2 99 . -^- jSiruc/ve4'. j . |6 P0UCC · texte numérisé non relu

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PRKAIIÊIIE SI^:RIE. 49

Ir ])]v[i et ressenil)le à une colombe. La grande construction (ju'on aperçoit dans le fond est formée de deux colonnes à chapiteaux ionirpies et à bases attiques. L'entablement se compose d'une frise, avec des tiii^lyplies et des métopes, et d'une corniche ornée tout autour de ])eti(s crochets, tVhnrpaginctiill, comme dit V itruve, et, à l'extrémité, d'un dauphin blanc sale. Le pilasti-e intérieur est vert. Le piuteus est vert aussi, mais d'une teinte moins foncée.

Le petit ornement latéral se compose d'nn hippogriffe jaune, posé sur un piédestal de la même couleur, et soutenant avec les ailes une rosace dont le fond est vert, le tour et la Heur routes. Les deux bandes extérieures qui partent du l)ord de la rosace sont rouges aussi. La guirlande du milieu est verte ; c'est aussi la couleur de la fleur qui orne le petit tableau, dont le cadre est r ou ère.

Nous n'avons à observer dans le premier fragment de notre planche que la grâce de toute l'architecture et de ses détails , et surtout l'idée ingénieuse de la colonne sortant du vase. On croit voir une tige frêle qui grimpe petit à petit et s'appuie en montant sur un bâton qu'on lui a donné pour soutien. jNous aurons occasion de dire ailleurs, dans le courant de cet ouvrage, que certains rapprochements entre les peintures égyptiennes et cliinoises ont corroboré un système cjui tend à prouver que la Chine a été peuplée par les colonies

égyptiennes. En suivant cette opinion , et en observant

l'"" Sérif . — Peintures. 7

ÔO PKIINTURES.

(\[\e les Chinois ont un ^ont très-prononré pour les arabesques, on a supposé (jue ee i>('ure de peinture avait pris son orJi»ine en Egypte, d'oii il aurait été apporté aussi en Grèee et en Italie. ^lais nous avons déjà eité un texte de \ itruve qui attribue la création de ce genre à la corruption i\[\ goût clie/ les artistes de son temps. IS'ous admettrons l'autorité de Vitruve, et nous attribuerons aux peintres de l'Italie et de la Grèce la créations des arabesques. Seulement, nous n'aurons pas la force de nous récrier avec lui coutre une invention qui a produit chez les anciens des décorations aussi gracieuses que celle qui fait le sujet de cette planche et de ])lusieurs autres de cet ouvrage ; et chez les modernes, de nombreux chefs-d'œuvre.

Notre second fragment nous offre, sur un fond noir, une architecture jaunâtre, à l'exception des deux enroulements posés sur les deux corniches. Ils sont rouges , les guirlandes vertes, l'aigle rougeâtre, le disque sur lequel il est posé, jaune, le candélabre rouge, le petit tal)leau , où l'on voit un cheval marin, vert, et les deux cadres latéraux, jaunes. L'aigle et le disque ou la patère font penser que cette décoration a quelque rapport avec Jupiter.

Le premier fragment conviendrait à Vénus par la colombe; mais nous ne voulons voir ici que des arr.uigements dépourvus de toute autic intention ([iie celle de la grâce et de l'harmonie.

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If.R4>uay Acjz^

PJ. ANCHE 36.

Ti'ois décorations diverses composent cette planelie. La première est un . can(lélal)ie jaune, surmouled un aii»le jaune aussi. Tl a pour a|)pui son sofïite, de la même coideuj', orné de deux arabesques blanches cpii se lerminent par deux fleurs jaunes. Le reste de la peinture est noir, à l'exception d'un autre morceau de candélabre en spirale qui porte, dans sa partie supérieure, des arabes(|ues avec des fleurs et une patère au-dessus. Tous ces objets sont jaunes.

De l'autre côté est un ornement du même genre que le précédent. On y voit un candélabre jaune (pii porte nn sphinx ailé, jaune aussi,, avec une fleur sur la tête et une draperie blanche posée sur ses ailes. Le soffite supérieur est jaune; la bande qui le surmonte est blanchâtre ; celle (|ui vient après est rouge. La ligure ailée qui finit en arabesque est blanche. La troisième bande est blanche aussi, et au-dessus s'élève un candélabre blanc avec une palère ou un disque de couleur janne.

Le fragment du milieu est sur fond blanc. C'est d'abord, et en connnencant par le ijas, un morceau d'obélisque, dont les parties claires sont jaunes, les parties ombrées rouges et vertes. La flgure rouge posée sui* le triangle a des ailes jainies et une petite draperie blan-

clu' (jui (k'sceiid de ses épaules et se croise sur sa poitrine. IJle porte sur sa tète un fracjment d'obélisque send3lal)le an premier. Sur ce second Irai^nient est posée une autre fii^ure égyptienne dont la carnation est rouge. Sa coilï'ure , qui descend jusque sur ses épaules, est bleue. Son petit panache est rouge; la bande qui lui couvre la poitrine et les épaules est bleue, jaune et rouge. Son tablier est bleu, et la draperie dont elle est vêtue, depuis la ceintnre jusqu'à mi-cuisse, est rouge et rayée de jaune. De la main droite elle tient un serpent de couleur blanche, et de la main gauche un petit seau de couleur janne. Les deux figures de ce fragment demandent une courte explication. On voit dans la Table Isiaque un monstre semblable à celui représenté dans cette planche; et quoiqu'on l'ait pris pour une sirène, nous pourrons donner au nôtre le nom d'Ibis à face humaine. Cette explication est confirmée jusqu'à un certain point par l'usage où étaient les Égyptiens de donner des visages d'homme à certains animaux. *

L'autre figure est une Isis, autant qu'on peut en juger aux traits féminins du visage , à la coiffure et au serpent. Cependant le tablier relevé en cône convient plutôt à Osiris (i).

(1) Antichitk di Ercolano, Pitture, t. I, tav. L.

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Titi bande perpendiculaire qui partaj^e en deux cette décoration a , dans sa partie supérienre, nn rectangle dont le fond intérieur est vert. Tl est entonré par un filet blanc autour dncpiel est une petite bande verte; après vient un autre filet blanc, puis une bande roui^e , et enfin nue liii^ne extérieure noire. Cette ligne noire se prolonge dans toute la partie inférieure de la bande perpendiculaire. Elle entoure une petite bande verte (jui est terminée en dedans par un filet blanc, séparé d'un autre filet blanc par un filet noir intermédiaire ; et ainsi de suite, les filets et les bandes sont noirs et blancs. Des petits cadres enfermés par ces filets qui, superposés l'un sur l'autre , forment la base perpendiculaire dont nous avons parlé, le premier a un fond couleur de laque et nue fleur jaune; le second, les quatre angles rouges , et le petit écusson intérieur avec une fleur jaune sur un fond vert. Le troisième correspond au premier, le quatrième au second et ainsi de suite.

Les deux champs à gauche sont bleus. La bande qui les sépare est sur fond noir, et les deux lignes latérales blanches et entremêlées de petites marques ronges. Cette bande intermédiaire est ornée d'un grand thyrse, dont la pointe de fer sort d'entre des feuilles de lierre de couleur verte. FiC fut du thyrse est verdàtre ; les petits rameaux

Ô4 PEllMURKS

sont verts et Imitent le lierre; les oiseaux sont peints de couleurs naturelles; les petites Heurs sont blanches. Le premier de ces fonds bleus, sur la gauche , est terminé par un pilastre svelte, cannelé , et orné d'un chapiteau. Les deux fonds bleus, celui de oauclie et celui de droite, se terminent par des lignes noires. La lafge bande horizontale qui vient immédiatement après est bordée par des lignes grisâtres; le fond de la bande est blanc et les ornements couleur de laque. Les figures de la frise seront décrites dans cet ouvrage, au Musée secret. Elles sont sur fond noir. La bande blanchâtre au-dessus de la frise a des orjiements coulein^ de laque plus ou moins foncée. Ajjrès cette bande en vient une autre d'un rouge foncé. La partie de l'édifice où l'on voit sept ouvertures dont le fond rouge est entouré de filets blancs est toute verte ; la corniche est blanche. La balustrade est jaune sur fond vert. Tout le reste de cette construction, tant sur le derrière que sur le côté de la terrasse, est jaune. La colonne posée sur la corniche aune base rouge. La bande perpendiculaire qui termine sur la gauche cette partie de la peinture est l)leue; tout le reste de l'architecture, jusqu'à la longue bande du milieu, est blanchâtre, à l'exception de la colonne et du socle, qui sont couleur de laque.

Le champ à droite est ronge; les guirlandes sont vertes. Les angles qu'elles forment sont blancs et entremêlés par intervalles égaux de petits filets rouges et verts. Le premier pilastre est blanc; il est oi ik' d lui

l'RKMlKRK SKHIK. 55

(hnpiroan qu'on [)eiit a[)|)elor coriiithieu. T.esdcux filets sont verts; les ornements jaunes. La corniche en peispective est blanchâtre; elle est soutenue par le pilastre et une colonne blanche. Le soffiteet I autre pilastre intérieur tirent sur le jaune. Les deux autres colonnes sont blanches et ne diffèrent que [)ar leurs chapiteaux. Le jjilastre tout à fait dans le fond est blanc aussi ; mais les parties ondirées sont noires. La dernière bande à droite est noire aussi. Les deux colonnes portent une grande frise avec sa corniche ; les trois bandes horizontales sont blanches et leurs ornements rouges, he fond de larchitrave et celui de la corniche sont verts et les ornements blancs. La bande qni sépare le fond rouge du fond noir oii sont les figures, a des ornements ronges sur fond jaune. An-dessus de la Irise, qui, comme la précédente, sera décrite au Mitsée secret^ est une bande dont le fond est blanc et dont les ornements sont jaunes. Par-dessus est une I)ande, bien plus étroite, de couleur rouge. Vers la droite, cette bande est surmontée d'une autre bande verte, coupée par de petits filets blancs, et ornée de petits tableaux à fond rouge avec une fleur blanche au milieu; les cadres de ces tableaux sont blancs aussi. Après est une autre bande jaune divisée par des lignes perpendiculaires blanches. Elle est surmontée de deux autres bandes , l'une blanche et l'autre rouge. Au-dessus d'elles s'élève une construction jaune avec plusieurs ouvertures dont le fond rouge est entouré de filets blancs. La petite corniche est blanche; la frise qui est au-dessus

66 l'KLMTIRKS

est lin loiul i't>iii;o divisé par de petites lignes perpeiuli-' eiilaires et l)laiu'lies. Les eonstniotions à gauche sont hianehàtres; la colonne est blanche, niais sa base est rou*;e. Sur la droite, on voit la partie inférieure d'une iigure qui paraîtra tout entière dans la planche suivante. On a remarqué que dans les peintures ou les bas-reliefs antiques qui représentent des salles tricliniaires, on voit souvent sur les corniches de petits i^arçons tenant en main des corbeilles de flems qu'ils répandent, ou des rameaux, ou des draperies destinées à décorer les murailles (i). On pourra |)iéter à cette figure la même intention, à moins qu'on ne veuille qu'elle ait un rapport plus ou moins direct avec les Bacchanales représentées dans les frises.

l^e sujet qui se trouve au bas est divisé en deux parties.

Tia partie inférieure est une frise de V apodyterium des Thermes de Pompéi. On y voit, sur un fond rouge, des chimères, des dauphins et des lyres.

La partie supérieure appartient au frlgidarium du même édifice. C'est encore une frise où l'on a incrusté en stuc blanc, sur un fond rouge, des Amours conduisant des biges, et précédés par d'autres Amouis à cheval.

(i)Orsin., Appeiidix à Ç\'M-Vim.,de Tricliii., \). 2/,3-, Pij^nor., Jt'.SV/c , p. 167.

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La partie inférieure de cette décoration a été décrite dans la planche précédente, oii l'on n'aperçoit qu'nne partie de la fîi^nre que nous voyons tout entière ici sur la corniche. La carnation de cette figure est délicate; ses cheveux blonds sont couronnés de feuilles. Elle a des ailes bleues. Un ruban jaune descend de son cou et se croise sur sa poitrine ; ses bras et ses jambes sont ornés de petits anneaux ; elle tient de la main gauche un sceptre de couleur jaune, et de la droite une verge, jaune aussi. Les couleurs de l'édifice sont les mêmes que dans la planche précédente; mais ici elles sont plus vives et mieux conservées. Nous voyons encore ici, de plus que dans la planche précédente, un soffîte soutenu par quatre colonnes vertes avec des corniches blanches et jaunes; l'autre soffite, oii sont attachés une guirlande verte et un ruban blanc, est jaune aussi. La corniche de droite, appuyée sur deux colonnes vertes coupées par deux traverses jaunes, a des ornements blancs sur fond rouge. L'appui qui porte les colonnes, et où l'on distingue plusieurs ouvertures en perspective, est noir tirant sur le rougeâtre.

Le fragment de décoration (|ue nous voyons ici semble l""* Série. — Peintures. . 8

représenter la partie supérieure du vestibule d'un palais. JSobilibus facienda siuit vestibula regalia, alla atria , peristylia amplissima (i). On voit à gauche trois colonnes, y compris la plus avancée, qui ressemble à un terme ou à une cariatide. Il faut en supposer autant sur la gauche , sans tenir compte de celle qui s'avance , isolée et sur le premier plan , avec des ornements bizarres et entre autres un monstre marin. Ces six colonnes, avec un chapiteau d'ordre composite , supportent un dais, où l'on doit remarquer une frise d'une grande richesse. Par le vide de la porte, on entrevoit une colonnade ionique qui réveille l'idée d'un atrium ou d'un cavœdium. On a beaucoup controversé sur le vestibule et l'atrium. Les anciens eux-mêmes, et les jurisconsultes surtout , ont beaucoup écrit pour établir la différence qui existait entre l'un et l'autre (2). Il paraît cependant bien établi que le vestibule était sur la rue, et entouré quelquefois de portiques. L'atrium était dans l'intérieur, et la première pièce de l'appartement (3).

Cette peinture semble se composer de trois parties

(1) Vitruve, VI, 8. la loi 157, t. Vlll, p. 599 et 544,

(2) Aulu Gelle, A^ A., XVI, 5, et et Obs. XIV, 1, t. 111, p. 390; Paul> Gronovius, Budé sur la L. 245 de L. 19, § 1, Comni. div. r.S.,'Cujassurla)iiênieloi245, sur (3) Vitruve, VI, 3, 8^

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distinctes, qui n'ont entre elles (Fantrerapportf! ne celui de l'ajustement. En effet, les trois colonnes supportées par des piédestaux ne se lient en aucune façon à l'édifice. Elles ont été empruntées sans doute à quelque construction dont elles faisaient partie , et placées ici pour la ^râce et l'effet de cette composition. On sait que les temples avaient toujours un nombre impair de gradins, pour que le pied droit qui devait monter le premier gradin , fut aussi posé le premier dans le temple : Gradus in fronte ita constituendi, uti sint semper impares ; namque quum dextro pede primas gradus ascendatw\ item in summo templo primus erit ponendus{i),

Le fond de cette peinture est d'un rouge foncé. L'aigle, la guirlande et toute l'architecture sont jaunes. Le paysage avec une vue de la mer, de petites barques et des pêcheurs, est peint de couleurs naturelles. L'aigle, «pyôç xal ^oLcCkthc, oicovwv, le roi et le prince des oiseaux (2), avait été choisi par Jupiter, comme le symbole le plus expressif de sa puissance et de son empire universel . Les rois de la terre imitèrent le roi de l'Olympe, et virent dans l'oiseau de Jupiter l'expression du pouvoir et de la vic-

(1) Vitruve.

(2) Pindaie, I, l,-73, P. I, 10, 01., XIII, 30.

60 PEir^TURES.

toire (i). Plus tard les Romains placèrent son image en tête de leurs légions, et désignèrent par un aigle à deux têtes la réunion de deux légions différentes. Enfin ce signe fut adopté pour indiquer les deux empires d'Orient et d'Occident (2); et comme les empereurs avaient emprunté son aigle à Jupiter, les impératrices prirent le paon à Junon.

Deux oiseaux occupent les deux cadres latéraux de la vignette. Dans le milieu est une espèce de volière, avec un bassin où nage un canard. Sur les côtés sont deux barrières en treillis, dont la couleur semble indiquer des roseaux. Les anciens mettaient beaucoup de luxe à cette partie de leur ménagerie. Ils en attribuaient l'invention à M. Lélius Strabon de Brundusium (3).

Cette décoration est dans le même goût que la précédente. Le fond est rouge. L'architecture au-dessus des guirlandes et les ornements sont jaunes, les enroulements et le paon sont de couleur blanche. Les couleurs du paysage sont naturelles. L'oiseau de la partie inférieure est jaunâtre.

Le paon, en grec Tac6;, fut ainsi nommé parce qu'il

(1) Servius, ^«., I, 398 ; II, 691 ; de Nobili., IV, 17, p. 1028 et suiv . IX, 564 ; Beger, rA.7?r.,t. I,p.l48. (3) Varron, de lierustic, III, 5.

(2j Vossius, IdoL, III, 76 ; iMattei.

l'KlNTURES

i" Série

l'F.INTUUK-

V"; StTxe.

étend ses ailes, à-ô tt; Ta-rew; TTTeçwv (l). Tl »''fail clic/, lesanciens, comme clie/. nous, le symbole de la vanité i'j.). Attribut de.funon, il indifjuait la grandeur, les richesses et ror*]fueil ric la reine de lOls iiipe(3). il dut son (Ji'i^ine à la métamorphose (jue subit Ar*^us, dont les cent yeux (4) furent transportés dans la queue de ce bel oiseau (">).

L autre oiseau de cette planche est un ^jccond paon ou une huppe, confondue par Aristote et par P'sculape avec le coucou (G), aussi consacré à Junon (7}.

Le fond de cette peinture est noir. La corniche du cadre barlong supérieur est blanche, la bande tracée audessous est jaune. D'un petit écusson vert sortent deux rameaux verts aussi. Tls ont des fleurs blanches, et portent desoiseaux rouges. Au-dessous est une petite bande rouge entre deux filets blancs. La partie extérieure de la niche, les dauphins et les autres ornements rpii en décorent le sommet sont jaunes; l'intérieur du tholus onde la petite coupole est vert. Les petites guirlandes sont vertes

(1) Athénée, IX, p. 3G7. (4) Martial.XIV, Ép. 8.^; Senius,

(2)0vide, Met.,\\\\, 80-2 ; Art.,\, jEn., VII, 79().

627 ;Philostralo,A/er., cap. iri;/w., (5) Ovide, Met., I, 721.

H, 32; Aristophane, Ach., 03 ; Lu- fG)Saumaise, Ex. Plin.,\). 108 et

cien, Kig., 13; Pline, X. 20. 1G9.

(3)Fulgence, Myth., II, 3. (7) Pausanias, II, 17.

aussi. Des rameaux verts avec de petites fleurs blanches entourent deux l)ap;uettes jaunes. Le socle de la niche est rou^e. Le petit Amour a des ailes vertes et des cheveux blonds. Son bras porte une draperie rouge, une de ses mains un bâton pastoral, et l'autre une flûte de Pan. Sa couronne semble faite de feuilles de pin. Tous les attributs de cette petite figure appartiennent au dieu Pan (i), ce qui pourrait faire croire qu'on a voulu représenter ici le Génie de Pan; mais il est peut-être plus naturel de voir ici une représentation de l'amour pastoral, ou du goût de l'âme pour la vie champêtre. La flûte de Pan exprimait l'harmonie et la concorde, et le pin était un symbole de la chasteté et de l'amour pudique.

Pronvha nec castos accendet pinus odores (2).

Les vierges s'en faisaient des couronnes (3), et les torches qu'on portait à la cérémonie des noces étaient toujours faites de bois de pin.

Cette composition est traversée dans toute sa largeur par une grande corniche jaune. Sur la droite cette corniche porte un masque de satyre (les cornes et les oreilles

(i) Ovide, Met., I et XIV ; Fornu- (3) Gallimaque, H. in Dian., 21 ;

tus, in Paul. ; Servius, £c/., II, 34 . Longus, Pcs/or.,liv. I jPascalius, VI. (2) Virgile, Ciris, v. 439. 28.

si

de bouc ne permettent aiKuin doute à ce sujet), dont la face et les cornes sont couleur de bronze. Les yeux ont la prunelle noire , et le tour de la paupière vert. Les oreilles sont rouges et les cheveux châtains. Le fond de la niche ou de l'armoire dont ce masque occupe le devant est pourpre, et traversé par de petits filets blancs. Le pilastre tout à fait à droite est bleu. C'est aussi la couleur des deux anneaux qui terminent les deux côtés de l'autre partie de la peinture. Les deux filets qui les traversent en long sont blancs. La bande supérieure et la petite bande latérale plus étroite qui encadrent le paysage ont une teinte jaune foncé. Le fond est bleu de ciel; les arbres et les rochers sont peints au naturel ; la tente , dont un bout est attaché à un arbre, est blanche. C'est encore la couleur de la colonne posée sur le rocher et surmontée de son abaque , et des deux autres colonnes superposées qui figurent au premier plan. A la colonnette de dessus est un instrument angulaire , dont il ne nous reste qu'une partie, et que nous ne pouvons déterminer à cause de la dégradation de la peinture. La draperie qui décore la colonne inférieure est bleue , celle qui part du pied de la petite colonne est rouge. Auprès de ces colonnes est un jeune homme agenouillé : il est couronné de rameaux verts ; une draperie brune couvre ses cuisses, qui sont cachées aussi par une peau de bête de couleur jaune dont on aperçoit la tête. Ce jeune homme est d'une carnation bronzée ; il tient de la main gauche un bâton pastoral , et tend sa main droite vers une jeune

femme assise sur une grande pierre. Elle est nue jusqu'aux cuisses, qu'elle enveloppe ainsi que ses jambes dans une draperie jaune et doublée de pourpre. On ne peut guère distinguer ce qu'elle tient de la main droite. C'est une feuille connue on en voit souvent entre les mains des nymphes, ou un objet de toilette qui lui sera utile dans le bain, en supposant qu'elle vase baigner.

L'idole placée au-dessous de l'arbre est rouge. Elle a sur la tête un ornement, qui peut être une fleur de lotus ou un boisseau, attribut de Sérapis, donné quelquefois à Isis frugifère (i). Le vase ou la corbeille qu'elle tient de la main droite convient aussi à Isis, à qui l'on attribuait l'invention du froment et de l'orge, dont on lui offrait les prémices (2). Dans sa main gauche est un bâton pastoral (3), ou une faux. Tous les attributs de cette idole ont rapport aussi à la déesse Paies, dont le culte remontait à l'antiquité la plus reculée (4) et l'ornement de la tête ressemble au tutnlus des divinités étrusques (5). La table ou base qui porte cette idole est rouge aussi : elle retient un long thyrse orné, ainsi que l'arbre, de bandelettes de couleur incertaine. Sous le rocher et dans une espèce d'antre , orné de guirlandes et de draperies, on voit sur une base blanchâtre trois petites

(1) Cuper, Harp., p. 35 et 46; p. 331, n.6o.

iMacrobe, Sat., I, 20, et Cuper, loc. (4-) Ovide, Fast.,ïW, 720 et suiv. ;

cit.,]). 11. Vossius, Mol., IX, 34; TibuUe, II,

(2) Diodore, 1, 23 ; ibi Wesseling. El. 23 et suiv. ; Plutarque, m Rom.^

(3) V.laTable isiaque; etle Anti- p. 24.

chità di Ercolano,\Osserv., t. II, (5) Musée étrusque, t. I, p. 32.

idoles peintes eu vert. Celle du milieu est plus graude. Elle tient de la main droite une patère , de la main gauche un thyrse, on un autre attribut. Les deux autres ont sur la tête un ornement, qui est peut-être une fleur de lotus. On a vu dans d'autres monuments antiques (i) les trois statues réunies d'Isis, d'Osiris et d'Harpoerate encore enfant ; et nous pouvons donner les mêmes noms à nos trois idoles. Cependant, et pour expliquer l'inégalité de leurs tailles, il vaudra peut-être mieux voir Tsis dans la statue du milieu, et dans les deux petites statues latérales sesdeux enfants (î^) : Diane, que les Égyptiens appelaient Bubasté, et Apollon, qu'ils adoraient sous les noms d'Orus et d'Harpocrate(3).

Le jeune homme agenouillé est certainement un faune ; ses oreilles de bouc , son bâton pastoral , la peau dont il est à demi vêtu, en sont des preuves assez plausibles, il faut croire alors qu'on a représenté ici les amours d'un faune et d'une nymphe. Le paysage, avec ses arbres, ses rochers et son antre décoré de guirlandes, est en rapport parfait avec une scène de ce «enre : « Satiricœ vero ornantur arboribus, speluncis, montibus, reliquisque agrestibus rehus{.\). » Quant au mélange que l'on a fait de la mythologie grecque et des fidjles égyptiennes, et à la disparate que forment entre eux le faune, par exemple, et Isis, il faut dire que l'Egypte et la Grèce avaient fait un échange

(1) Cuper, Harp., p. 3.j et \Q; (3) Guper, Barp., p. 4. Pignorio, in Anctar. (A) Vitruvp, V, 8.

(2) Hérodote, 11, 156.

1" Série. — Peintures. 9

66 PEINimES.

mutuel de divinités et de superstitions "T. Cette peinture a reçu aussi une explication historique, et. quelque peu fondée qu'elle soit, nous devons la rapporter. Le faune a paru être 31. Antoine, et la jeune n\inphe Cleopàtre, dont les amours auraient été représentées dans rette scène. sous une forme allégorique. Lue pareille explication est fondée sans doute sur des textes de Plutarquc et de Ser- \ius. desquels il resuite que M. Antoine aimait à prendre le nom et lt'^ attiil)Ut> de Bacchus(2;, et que Cleopàtre voulait passer pour Isis ^3 . (jui. selon les Egyptiens, était femme t-t iille d'Osiri?. It- Bacchus des Grecs.

Nous avons dit rjunne des idoles avait une couleur rouge. Il ne sera pas inutile de rappeler à ce sujet que les anciens teignaient de rouse les statues de Bacchus et de Priape ^4;. et que. certains jours de fête . on barbouillait de minium la face de Jupiter. On prétend que cette teinte était donnée aux idoles pour exprimer la couleur du Soleil . avec qui toutes les divinités avaient un rapport plus ou moins direct V. Les triomphateurs se peignaient le corps de couleur rouge, sans doute pour s'assimiler aux di\'inités (6) .

Lornement inférieur est forme par des têtes de ^léduse ailées (7), avec des arabesques, et par trois Génies qui

(1, Pline, XXXIII. 3. (o)Rycquius,^e Capitol., cap. 18.

{^, Plutarque.jn Antonio; Buona- (6) Pline, lue. cit.

rotti, iledagl., p. 446. (1) Beger. Th. Bran., p. 5.*)3 ;

(3) Servius, ^n., YTH. 696. Apollodûie. lib. II.

(4) Pline, XXXIII,

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PREIMIÈRE SÉRIE. 67

portent des l)assjiis remplis de fruits; relui du milieu porte en outre une espèee de couronne.

Dans la décoration de ces deux sujets on reconnaît la partie extérieure d'un temple dont l'architecture est rouge, à l'exception du mur oiise trouve la porte; il est de couleur verte. Les piédestaux sont verts aussi, à l'exception des abaques, qui sont jaunes. Les amazones sont vêtues d'une draperie pourpre tachetée de rouge. Elles ont une chaussure verte et un bonnet rouge en forme de casque. Leur, bouclier, que nous appelons pelta^ est blanc, avec une bordure rouge. Les haches sont jaunes. Dans des vases couleur de métal on a placé d'un côté deux petites branches de laurier, de l'autre, un rameau attaché au vase par une chaîne.

Les amazones posées ainsi à l'entrée d'un temple ont fait penser que cette décoration pouvait avoir quelque rapport avec le temple de Diane, à Eplièse, que l'on disait avoir été bâti par les amazones, et dans lequel ces femmes guerrières se réfugièrent lorsqu'elles furent poursuivies d'abord par Bacchus, ensuite par Hercule (ij. On aura remarqué que les deux haches ne sont pas pareilles. L'une est à deux tranchants et portait le nom de

(i) Pausanias, IV, 31 ; VII, ±

PEIISTURES.

bipcniiis, et l'autre n'en a (jirnn seul; c'est nne securis. Ije mot bipcnnis ïwX employé (l'ahortl adjectivement, et servità (jualitier une certaine forme de iiaclies; plus tard l'usage le fit considérer connue snl)stantif(i). Nonsavons déjà trouvé l'occasion de parler des vases pour les lustrations, au\(juelson {\(.n\\\[\\\\v nom dv périrrliantère, TTcoippavTTi'piov. Nous ajouterons ici (jue ces vases formaient la ligne de démarcation entre la partie profane et la partie sacrée du temple. Celle-ci n'était onverte qn'à ceux qui avaient purifié leurs mains (2) ; elle était fermée pour ceux à qui Ton avait interdit l'usage des choses saintes, et que l'on avait, s'il est permis de s'exprimer ainsi, retranchés de la communion des fidèles (3). L'antre, la partie extérieure , était d'un libre accès ponr tout le monde sans distinction. C'était avec nn rameau, le pins souvent de laurier, que les prêtres aspergeaient ceux qui entraient dans le temple (4); cependant l'aspersoir que nous voyons ici attaché au vase par une chaîne ferait soupçonner que l'instrument avec lequel se faisaient les aspersions était quelquefois de métal. L'usage des aspersions et des lustrations était si répandu, qu'il y avait des périrrhantères jusque dans le forum (")); ce qui prouverait que la purification des mains était considérée comme une préparation très-

(1) Varron clans Nonius, II , 81 ; Isidore, XIX, lO; J.-J. Chifllol, Anast. Chipelâ. Rerj., c. li; Plutarque, de Pyth. orac, p. 31)9.

C2)Pollux, 1,6 et 7.

(3) Lucien, Eun., 6,

(4) Sozoniène, VI, 5.

(o) Eschine,m Timarch.elin Clesiph.

PREMIÈRE SËRIE. 69

iitileau\ actions importantes de la vie, danslescjnelleson nedevaitpas s'enjjjaj^er, illotls ma/iibus. Quant anx i^riffons, ([ni jouent nn si «^rand rôle dans la pinpart des décorations de cetonvra^e, nons croyons avoir déjà dit que les anciensn ont jamais ajouté fbià leur existence (i). Ils furent inventés, si Ton en croit Hérodote (-2) etPausauias (3), par le poëte Aristée. 11 est vrai, observe un érudit (4), que Moïse défendit aux Hébreux de se nourrir de la chair du ijjriffon; mais le législateur du peuple de Dieu voulait parler sans doute d'une espèce d'aigle appelée ypuTraîeToç (5), griffaqiiila^ c[ui par le bec et les ongles ressendjlaitbeaucojip aux images des grif'f'ous, et qui aura peut-être servi de type à la création de cet animal fabuleux (6). Il y avait cela de comiinui entre les aigles et les griffons, qu'ils étaient également employés pour la décoration des faîtes des temples. Cela est si vrai pour les griffons que cet ouvrage en offre de nombreux exemples; et pour les aigles fjue, sans tenir compte de toutes les preuves que les moiuiments anticpies fournissent à l'appni de cette observation, chez les Grecs le mot àeToç désignait à la fois un aigle et le toit d'un temple (7). Les griffons ne peuvent indi(juer ici en aucune manière la divinité en l'honneur de laquelle ce tenq^le a

(l)Hérodote, 111, 110; Pausanias, (6) Spanheini, Diss., Ill, p. :23i.

VIII, ^1 ; Pline, X, -ÏS). (7) Aristophane, Aves, 1 1 10, ibid.

(^) IV, 13. le scoliaste ; Pausanias, 11,7; V, 10 ;

(3) I, '24. Hesychiusin Ai£TO(;;Harpocrationin

(i) Bochart, Hteroz., VI, -2. 'Aetdç; Pollux, VII, MU. (0) Aristophane, Ran., 960.

70 PEIiNTURES.

été élevé; les anciens les donnaient pour attribut au Soleil (i), à Isis et à Sérapis (2), à T Amour (3), à Minerve (4), à Némésis et à Bacchus (5), et à Diane d'Ephèse, dont le manteau était orné de griffons et d'autres animaux.

Au-dessous de la planche 46 est un morceau de frise compris entre les bandes bleues avec des fdets blancs. Dans le milieu et sur un fond blanc, on voit un cheval marin et deux dauphins, d'une teinte verdâtre.

La vignette qui termine la planche 47 est un petit cadre sur fond blanc, entouré d'une guirlande verte. On y voit trois vases dont la couleur imite la terre cuite, un oiseau peint avec des couleurs naturelles, et un cercle appuyé sur une espèce de piédestal.

Le champ de cette peinture est noir. Tout le nu de la première figure à gauche est bleu. Sa coiffure et ses habits sont rouges dans les ombres et jaunes dans les clairs. Les objets qui sont dans ses mains sont jaunes, et il est impossible de les distinguer. Un petit ornement jaune aussi sépare la première figure de la seconde, dont le nu est jaune, ainsi que le tablier qui descend

(1) Servius, V, Ed. 65, et VlII, XXXVIIL

Ed. 27. (4) Pausanias, I, U.

(1) Apulée, Met., Xf. {o)B\xo\\diYO\,û,Medagl.^\}. 243ét

(3)AntichitàdiErcolaiio, t.I, tav. 429.

au-dessous de la ceinture. La draperie qui couvre ses cuisses et l'ornement de sa poitrine sont d'une couleur azurée. Sa coiffure, tombant sur les épaules, et le restant de sa toilette sont rouges avec des raies blanches. Dans sa main droite est un sistre jaune, et dans sa main gauche un serpent verdatre. Ses deux pieds sont posés sur des sphères jaunes. Entre cette figure et la suivante sont deux autres petits cercles tenant l'un à l'autre comme deux chaînons ; ils sont aussi de couleur jaune. La troisième figure est très-endommagée. Sa taille est serrée par une draperie jaune qui descend jusqu'au genou. Le, vêtement au-dessous de la ceinture est rouge, et celui dont ses cuisses et une partie des jambes sont couvertes est vert avec des ornements blancs. La jambe droite est blanche, l'autre bleue. Entre la troisième et la quatrième figure, et sur une petite table rouge bordée de jaune, est un chat d'une teinte jaune mouchetée, avec un collier plus foncé et un ornement sur la tête. La quatrième figure a le visage, le cou , la jambe et le bras gauche blancs. Son espèce de chapeau est rouge avec une tour et d'autres ornements jaunes ; une draperie verte à bandes jaunes toml)e de la tête sur les épaules. L'ornement de la poitrine a quatre bandes : la première est rouge, la seconde jaune, la troisième rouge foncé, et la quatrième verte. La petite bandelette qui de la ceinture descend jusqu'au genou est jaune, avec des broderies rouges. Le vêtement au-dessous de la taille est rouge ; tout le i^este est vert avec des raies jaunes, et bordé de blanc. La jambe et le bras droits

sont bleus, le sistre et le petit seau sont jaunes. Deux petits pilastres blancs avec des taches rouges enferment un cadre barlong sur fond rouge, dont le filet et les ornements des angles sont blancs. Le champ intérieur est vert. Le tour du rond est blanc, le fond rouge, et l'ornement du milieu blanc avec des points noirs. La première des figures qui viennent après a sur la tête un bonnet vert avec des ornements jaunes. Une petite bande verte tombe sur l'épaule droite, une autre blanchâtre descend par derrière. Les manches sont d'une étoffe blanche à raies rouges. Tout l'habillement jusqu'à la ceinture est bleu; le tablier jaune, le vêtement des cuisses vert, avec des raies jaunes. Le nu de la cuisse et de la jambe, celui du bras et de la main gauche, sont rouges ; le visage et le bras droit, blancs. La main gauche porte un disque jaune qui contient des objets qu'on ne peut distinguer. Le siège est vert et bordé de filets jaunes. La petite table qui sépare cette figure de la suivante est rouge, bordée de jaune, et porte un sphinx blanc, dont les cheveux blonds sont ornés d'un ruban jaune. 11 ne reste qu'un fragment de la dernière figure, dont les couleurs sont parfaitement conservées. Les jambes, le bras droit et la main, qui tient un objet difficile à distinguer, sont jaunes. La ceinture et le tablier sont blancs; tout le reste de l'habillement est bleu; le bras et la main gauches sont blancs; les serpents ou les bandelettes serrés par la main gauche sont verts. Les ornements de la bande siq3érieure sont verts et blancs, sur fond rouge. Au-dessous de la frise la petite

bande étroite qui traverse en longueur toute la décoration est rouge. Les ornements placés au dessous sont verts et blancs. Enfin la large bande qui termine la peinture vers le bas est rouge dans le champ du milieu, et jaune daus les deux champs latéraux. La petite bande festonnée au dessus est d'un rouge clair. La première colonne à gauche imite le marbre blanc. Elle porte des ligues d'ornements verts et rouges alternativcmeut. F^e thyrse qui suit est blanc; la bande entre la colonne et lethyrseest rouge. Dans l'autre fragment de colonne le feuillage est vert; la partie entre les feuilles et les enroulements est rouge, le reste, blanc, et le morceau de pilastre au dessus, bleu.

Il n'est pas facile d'assigner un nom à chacune des figures de cettedécoration. La première paraîtètre un Osiris, et la couleur bleue de sa carnation pourra être expliquée par les lignes suivantes de Macrobe : Quibus color a pud illos non unus est; alterum enini caerulea specle, aller uni clara Jlngunt : ex his clnrum siiperam et cœruleiun inferiun vacant. Inferi auteni nomea Soll datiii\ quwn in infenore Jœniisphœno , id est, Jdemalibus signis carsunt siiu/n peraglt : superi cjuiim parteni zodlaci ambit œstivani (i). De là nous pouvons conchu^e ([ue les Egyptiens représentaient le soleil inféras^ c'est-à-dire le soleil pendant le zodiaque d'hiver, sous la forme d'un Osiris, à la carnation azurée.

(i) Miicrobe, .Vrt!^., I, i<),

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